‹ Traité d'astronomie théorique (volume 2)Chapitre 284 sur 291 · LIVRE VIII, C H A P. IV · texte numérisé non relu

LIVRE VIII, C H A P. IV

par la nature des choses et par l’expérience, les circonstances qui peuvent contribuer i rendre une comète plus ou moins visible. Dans l'espace de mille ans, depuis H'i’] jusqu'à 1816, on a observé et calculé lao oibiles de comëles; de ce nombre il n'y a que dix ou la douzième partie, qui appartiennent à la première moitié de cet espace; on a obseivé a comètes dans le sixième siècle de cet espace, autant dans le septième, la dans le huitième, aa dans le neuvième, et plus de 70 dans le dernier siècle. La rapidité avec laquelle le nombre des comètes augmente, est frappante, et il est aisé de voir que cela ne peut venir que de l'attention avec laquelle on cherche actuellement les comètes, et de l'usage des téléscopes avec lesquels on les trouve à des distances ot'i elles sont invisibles à la vue simple. Dans les siècles passés on ne s'occupa que des comètes qui se distinguaient par leur grosseur, ou par des queues d'un grand éclat. Mais actuellement il se passe rarement une année, dans laquelle on ne découvre une ou plnsicnrs oomèles. 11 iaut encore observer, que le nombre de lao ne renferme que les comètes dont les orbites ont é4é calculées, et qu'il y a apparemment beaucoup de comètes qui ne sont pas parvenues à leurs périhélies dans cet espire, parce que leur révolution dure plusieurs milliers d’anuées. Le roojen le plus sùr sera donc, de se borner aux comètes qui se sont assés approchées du soleil, pour devoir dire vues de la terre.

11 est aisé de voir, que le seul élément dont la visibilité dépend géaéralemeni parlant, est la distance périhélie. Sous ce rapport, la comparaison des 85 dernières comètes donne le résultat suivant. Parmi cca 85 comètes il y en a i4 dont le périliélie est plus près du soleil que àlercure, 39 dont le périhélie est entre les orbites de Mercure et de Vénus, aa entre Vénus et la terre, i5 entre la terre et Mars, et 5 entre Mars et Jupiter; ensuite qu'il y a 65 périhélies entre le soleil et la lerre, ce qui fait à peu piès | de la totalité, ün peut dune supposer en général que , pour être vues de la terre, tes emmêles doivent s'approcher du soleil plus que Mars, et que le maximum de la visibilité a lieu dans la région de Vénus. On verra cela plue elairemeiit, en exprimant lei disUncet périhélies par le rayon de l’orbile de la terre; alors on trouvera a comètes dont la distance périhélie est entre oeto^iÿ

ASTRONOMIE RATIONNELLE

a entre o, i et o,ij 5 entre o,a et o,3; 5 entre o,3 et o,4;

5 entre o,4 et o,5; ii entre o,5 et o,6; ii entre o,6 et o,ji

10 entre o.-j et o,Bj 7 entre 0,8 et 0,9; 7 entre 0,9 et 1,0;

9 entre 1,0 et 1,1 j a entre i,i et i,a; a entre i,a et >,3;

I entre 1,4 et i,5; 4 entre i,5 et i,6; ce qui eit la diitance üe Mars;

1 à la distance a,aj et 1 à la distance 4< ''

Il y a donc plus que la moitié des périhélies qui tombent entre o,4eto,g; il y a un tiers entre o,5 et 0,7; et la distance 0,6 est la plus riche en I TOmëtes visibles. Il est clair qu'en général, plus les comëles approchent du

aeleil et de la terre, et plus il sera facile de les voir, parceqiie leur lu* œibre et leur grosseur augmente à proportion de cette proaimilé. Mais il est aussi aisé de voir, que ta visibilité, dépendant de deux élémcns, lës dis* lances du soleil et de la terre, doit avoir un marinmm qui aura lieu à peu piës ë égale distance du soleil et de la terre, ainsi que les observations précédentes l'ont prouvé.

$, 363. En prenant pour base les 1 4 combles observées, dont les périhélies sont ptiis près du soleil que Mercuie, on doit d'abord en déduire le nombre total des comètes qui probabirment ont leurs périhélies dans l’orbite

de Mercure. Pour qu'une comète soit visible, it faut que ces conditions soi-

enl remplies: i) elle doit paraître de nuit, c'est-à-dire le périhélie doit èiro aasés loin de sa conjonction avec le soleil; a) les nuits doivent être sereines; 3) la comble doit être assés loin du pôle austral, pour s'élever considérablee ment sur l’horison des lieux septentrionaux où l'on fait des observalious. Ln première condition dépend de la situation de la terre, ou de la saison, et de la position du périhélie, la seconde dépend du tems qu'il fait, et la troisième de la position de l'orbite relativement à l’écliplique ou à i'éqii.’ileur. Comme les jours avec les crépuscules ton! plus que la moilié de l’année, et que les nuits entièrement claires sont rares, il faut doubler le nombre observé h cause de la première et de la seconde condition, et par couséquent multiplier par 4- Ce produit devrait être encore doublé à cause de la troisième condition et de ce qui a été dit plus haut (§. dCa.). En multipliant d./n« x4 par J, on aura 100 périhélies en dedans de l'orbite de Morcure.

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