CHAPITRE III
Mouvement propre des étoiles.
$. 4^< nioiivemens des étoiles fixes, (jiii viennent d'élre dévelop-
pés. sont de deux especes: les uns, ayant une période, ainsi <pu? l'alicrraliun et la nululiun, résultent évidemment du mouvement annuel de la terre, ou du mouvement auquel appartient cette période; les autres dont la période est incoariue, ainsi que la piécession, sont cniniuiins il tuuijs les étoiles, comme les premiers, et dépendent de leur position relativement à l'équateur ou à l'écliptique, ensorte qu'ils s’expliquent complètement par le déplacement de l'un ou de l’aulre de ces plans. Tous ces mouvemens ne sont donc qii'apparens, parecqu'il serait incorivev'ahle, qu'un mouvement vrai de tant rie dilféreiis astres fût exactcmènl d'accoid avec celui de U terre, ou qu’il dépendit du leur pusiliua relativement à nu plan qui ne se rapporte qu'à la terre. .Mais si aucune île ces circonstances n’a lieu, si l'on voit un mouvimeut des étoiles qdi n’est pas périotlique, ou dont la période n'a aucune liaison avec la terre, un mouvement qui, au lieu d'étic commun à toutes les étoiles cl de dépendre de leurs latitudes et luniiitudes, paraît tout-à-fait irréfriilirr. étant même dillérent pour des étoiles qui ont la mémo position; bref, si l’on aperçoit des moiiveniens pro/>rès à quelques étoiles, il laul en conclure, ou qu’elles sont réellement un mouvement, ou qu'elles ont une parallaxe qui naît d'un mouvement encore inconnu de l'oeil ou de la terre.
I 11 u’esi [tas lacile de décider, lequel de ces deux cas a lieu; il y a cependant un caractère général qui indique, qu’il n’y a pas de mouvement vrai, mais une parallaxe: c'csl quand parui plusieurs étoiles, très.proclies l’une de l’autre , la plus grande a toujours un mouvement plus considérable qae
ASTRONOMIE RATIONNELLE
les petites étoiles qui sont pruliablcment plus éluignées de la terre. Il faur du donc piocéiler de la manière suivante. '
Si, par des observations qui, h cause de la petitesse de la quantité dont il s'agit, doivent être très-esacles ou éloignées l’iine île l'autre, on a déterminé le mouvement total de plusieurs étoiles et qu'on en a retranclié ce qui^leur convient en vertu des quatre monvemens, développés dans le chapitre précédent: le résidu sera un mouvement nouveau ou inconnu, et la comparaison de ditrérentes étoiles fera voir, si c'est un mouvement commun à toutes les étoiles, ou un mouvement particulier. Les observations des étoiles très-proches, l'une de l'autre, comme les étoiles doubles, fnurnisseDt u« arojen plus simple ($. ai.). Il iâiit cependant ohserver que, parmi ces étoiles, il y en a probablement quelques-unes, qui sont réellement aussi près l'une de l'autre, qu’elles nous paraissent l'ctre, en formant un système isolé: il en sera paslé ci-après.
§. 49- L'idée la plus naturelle est, d’expliquer le mouvement propre des étoiles par un mouvement de la tene. Ainsi le mouvement propre sera un mouvement vmi ou paralltidiqiie, uu l'un et l'autre; mais le second, s'il satisfait aux observations, sera préféré par les astronomes, parcequ'il e.\piique par le moiivniient d'un seul corps, ce qui exigerait autrement des mou- Teiurns d'une infjr.ité de corps beaucoup plus granils. Comme la parallaxe est en raison inverse de la distance, le mouvement panillaclique sera plus sensible dans les étoiles de la première grandeur. Il en est de même ilu xnouvcuieut vrai, qui doit nécessairement paraître plus petit, à mesure que la distance est plus grande; il y a cependant une diüéience. Si toutes lee étoiles, formant un groupe, se meuvent avec des vitesses dill'érentes, mais suivant la même direction, il faudra regarder leur mobvenieni comme palallactique; si au contraire, quelques-unes, et même de la première grandeur, restent imniobiles, tandis que d’autres, moins grandes peut-être, se meuvent suivant diiféientes directions, il faudra leur attribuer un mouvement réel; et il est clair que le repos apparent d'une étoile peut avoir plusieurs causes, ou un vrai repos , ou un mouvement de la terre ou de l'étoile suivant la. droite qui les réunit. Supposant donc d’abord le mouvement parailuctiqut