‹ Traité d'astronomie théorique (volume 2)Chapitre 56 sur 291 · ITO · texte numérisé non relu

ITO

A S TR 0 N O M I E^R ATTONNELLE

{Fig. i8.) est donné par l’équation' sin \>< = - sin Cp (§. 56.), d’où l’on «mülura de la même manière sin , r et / étant la distance

au soleil et la révolution de la terre, et f'r= — , t'~ y

5. 78. Un autre phénomène qui est très-apparent dans Vénus, s’explique avec la même facilité par le système de Copernic, et fut déjà regardé par Galilée comme nne des preuves les plus satisfaisantes de ce système. Lorsque Vénus est dans la conjonction supérieure O (/']?• i7-\ eHe tourne vers

la terre T le côté qui est éclairé par le soleil S, et paraît comme la pleine lune; dans la conjonction inférieure V elle tourne vers la terre le cdté qui n’est pas éclairé, et parait opaque, ainsi qu’on le voit dans ses passages sur le

soleil. Depuis la conjonction supérieure jusqu'è l’inférieure, sa lumière dé-

aroit peu è peu, parcequ’elle nous présente une plus petite partie de soa «dlé éclairé: aussi les lunettes ont fait voir, que Vénus prend successivement toutes les phases depuis la nouvelle lune jusqu’à la pleine lune. Mercure et Mars présentent également ces phases, mais elles sont beaucoup moins sensibles, et Mars ne parait jamais en croissant, mais toujours rond ou bossu comme la lune trois jours avant ou après son plein. Le système de Ptolémée se distingue de ceux de Tycho et de Copernic, par la supposition, que le soleil est, ainsi qiie suivant ces derniers systèmes, dans la ligne TP {Fig. >5.), mais deçà Q ou delà P, au lieu d’être au dedans de l’épicycle P/^Q. 11 faudrait donc suivant Ptolémée, qu’à égales digressions

9u soleil dans la partie supérieure et inférieure de l’orbite, comme en r et •w, les phases de Vénus fussent les mênres, et sa lumière ne pourrait décroître continuellement de P en Q, ce qui est eflectivement le cas. Si le soleil était en deçà de Q ou au delà de P, Vénus paraîtrait pleine ou opaque, aussi bien en P qu’en Q. On ne, peut donc satisfaire aux observations, qu’en supposant que le soleil est en dedans de l'épicycle, ou ce qui revient au même, que la planète tourne autour du soleil. C’est donc une confirmation complote du système de Copernic ou de Tycho, et les preuves précédentes du mouvement de la terre font voir, vjue le dernier système n’est pa* admissible.

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