‹ Traité d'astronomie théorique (volume 2)Chapitre 72 sur 291 · jle · texte numérisé non relu

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La table pu'céilenle lait voir, que la première équalion eat partout trop petite, et la seconde trop grande, et que la plus graiule erreur a lieu, lorsque l'anomalie est 4-j*; 'ffis que l’excentricité double ne s'écarte de l'ellipae que de i5" tout au plus, et que par conséquent elle est trois fois plus exacte que l’excentricité simple qui s’en écarte de 4'^"> ensorte que la ditliérence entre les deux hypothèses est toujours au dessous de t'. Il est donc visible, que l’orbite solaire s'écarte très-peu du cercle, et qu’il faut des observations très-exactes, pour apercevoir cet écart. Mais quand même il serait tout-à-fait insensible, au point que le calcul suivant l’hypothcso du cercle excentrique fût toujours d’accord arec les observations, il ne faudrait pas en conclure que l’orbite solaire soit en edèt un cerclé parfait, principalement si les observations des autres*pianètes indiquent le contraire. Tout ce qu’on serait autorisé d'en conclure, c'est que l’orbite solaire diflère si peu du cer-

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de, qu’avec les instrumens actuels.il est impossible d’apercevoir celle difKrence, et qu’en conséquence on peut calculer les longitudes du soleil suivant riiypothèse du cercle excentrique, sans erreur sensible (*). • La conclusion précédente serait d'autant moins fondée, que nous n’avons mis l’orbite solaire qu'à une seule, épreuve, savoir par rappoit à la vitesse angulaire qui ne donne que la pfojeclion sur la sphère; pour déterminer la courbe elle-niènie, il faut encore examiner, si les 'dhtances de la terre au soleil s’accoident aussi avec l’hypothèse circulaire ; et ces distances' ne peuvent être délerininées, qu’en combinant le soleil avec les planètes, ainsi qu’on va le voir dans le Chapitre suivant. Cela prouve en même tems, combien les plus grandes • découvertes dépendent des circpnstances. Si l'orbite solaire était aussi e.xcentrique^ que celle de Mars, il est probable que les véritables luis des niouvemens célestes auraient été découvertes longtems avant Kepler, attendu la facilité et la simplicité des observations solaires. Mais dans l’état actuel des choses, on crut ne devoir pas abandonner une hypothèse qui, relativement au corps de notre système , le plus important , et le plus facile à observer, était parfaitement d'accord avec les observations. D'un autre cédé, Kepler, d’après son propre aveu,, n’eût peut-être pas fait scs découvertes, si l’orbite de Mars ne se fût trouvée six fois plus excentrique que celle du soleil, et si Tycho, dans le tems où^ Kepler vint le seconder, ne se fût occupé ex- «dusivement de cette planète. Si Kepler a le premier fait ces grandes découvertes, c’est en partie l’ell'èt des excentricités du soleil et de Mars, mais principalement du génie inépuisable de Kepler, de son activité infatigable, et de' sa passion invincible pour la vérité, qui, malgré les dilBcultés conirc lesquelles il avait à lutter, et après un grand nombre d'essais manqués, le portèrent à se frayer un chemin à travers un laby rinthe , dans lequel .tant d’autres s’étaient égarés, et à imaginer des méthodes ingénieuses qui lui fournirent le moyen de tirer des observations de Mars le même avantage , qu’avanl lui leiS observations du soleil seules avaient olTert.

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