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CHAPITRE II

Mouvement annuel de la terre.

S- 8. O'orome on a vu (1. J. loi. smv.) que les ranations de la .situation du soleil relativement ?i la terre, et les vicissitudes des saisons, s’expliquent également bien, en supposant, que le soleil est en repos au centre de l'orbite ^que la terre décrit annuellement, que par le mouvement du soleil autour de la terre, la question est, lequel des deux mouvemens a réellement lieu, La réponse aura moins de difficulté, après qu’on sera assuré du mouvement diurne de la ferre; et les raisonnemens précédons, fondés sur la pi'ubabilité interne et l'analogie (§. a. 3. 4-)» sont ici également applicables. Le soleil est i3ooooo fois plus grand que la terre, et il n’y a aucune raison, pour faire circuler cette énorme masse autour d’un petit corps, plutôt que le dernier autour de la première, puisque les deux mouvemens satisfont également aux phénomènes. Il est difficile, d’attribuer à ce petit corps une attraction assés forte, pour mener la grande masse du soleil dans une circonférence de celle étendue; et il est visible, que le mécanisme de ce mouvement se conçoit beaucoup plus fisément, par l’inverse de l'hypothèse. Depuis, que Newton éprouvé que l’attraction est une propriété universelle de tout ce qui est matériel, la supposition ne peut plus avoir lieu, que la terre réside tranquillement au centre du système solaire , et que sa force domine sur celles de tous les autres corps du système: car c’est une suite nécessaire de cette théorie, que deux corps quelconques décrivent autour de leur commun point de gravité, des orbites dont le centre est plus près du plus grand corps (§. 3.). En général, il est beaucoup plus naturel, de placer au centre du système entier, le grand corps qui répand do la lumière et de la ciuileur dans un es-

' is 'astronomie rationnelle

pacB immPnsB, et qui est la source dans laquelle toutes les créatures puisent la vie et les sensations. Les oliscrvaüons avaient déj:» forcé plusieurs des anciens astronomes, de regarder le soleil comme le centre des orbites planétaires, et Tvrbo ne put s'empêcher de convenir que toutes les planètes, en exceptant la tene, dôci iraient leurs orbites autour du soleil. Rien ne peut nous autorber d'exempter la terre seule de celte loi, et de faire circuler’ autour d'elle le soleil avec toutes les plaitèles, puisque les babilans de chaque autre planète pourraient réclamer le même droit. Il y eut un tems, oîi l'amour propre était e.xciisable, qui regarda ta lei've, habitée par des hommes, comme un coi[>s qui devait être plus parfait et plus grand que toiu les autres corps célestes, et par con.réqiienl le centre de l'univers. Mais depuis que l'invention des lunettes et le pcifeclionoement des sciences astronomiqnes nous ont appris, que la terre est presque la plus petite de toutes les planètes qui, selon toutes les apparences, sont des corps sembbbles à la terre; il serait inutile de réfuter sérieusement un pareil préjugé. Le développement du véritable système du monde, et l'enchaînement de toutes les véiilés de l'astronomie rationnelle, sont la preuve la plus complette du mouvement de la terre, dont on ne saurait se convaincre pai'failemcnt, qu'après avoir étudié le système entier 0 de l'astronomie: c'est alui'S que l’un verra, combien de clarté, de simplicité, et d'ordre, est répandu par ce fcui mouvement sur les phénomènes les plus compliqués. Cependant c'est le lieu ici, rl'e.xposcr une des plus importantes et des plus belles découvertes da siècle yiwia, qui prouve le mouvement annuel de la terre de la même manière, que son mouvement diurne est prouvé par les variations de la pesanteur.

§. 9. Pour trouver une preuve immédiate ou phy.sique du mouvement annuel de la tene, il tallait procéder de la même manière, qu’à l’égard da mouvement diurne. On détermma par def raisonnemens , les pliénomciies qui devraient résulter d'un pareil mouvement, on sc servit de l'observation, pour voir si cet phénomènes avaient lieu: et dans ce cas, on était autorisé d'inférer la cause de l’ellét. La première chose dont on s'avisa, fut la paral/uxe onnurllc des étuiles Ëxes. Si l’oeil de l'observateur ou la terre change de place, le lieu apparent des étoiles changera de même, en supposant que le diamètre de

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