‹ Traité d'astronomie théoriqueChapitre 23 sur 183 · LIVRE III, C II A P. II. 7Î · texte numérisé non relu

LIVRE III, C II A P. II. 7Î

ensorte qu’ils éprouvent la même résistance tle l’air. L’égatilé des poids •prouve que la force motrice, ou le produit des vitesses C, c, par les masses M, m, est' le même, CM— cm; les vibrations de même durée prouvent que les accélérations ou les vitesses sont aussi égales, C—c; d’où il suit M~m.les masses sont égales, si les poids sont les mêmes, malgré l'hétérogénéité des matières; donc les poids sont proportionnels aux masses ( ' ).

Il en sera de même des attractions ou des forces centrales des corps célestes, lesquelles ne sont autre chose que la pesanteur agissant à une plus grande distance La force centrale du soleil agit inditTéremment sur

tous les corps, grands ou petits, plus ou moins denses, sur la lune précisément comme sur Mercure ou Jupiter, en communiquant à tous la même vitesse, à proportion de leurs distances: la pression de la masse entière est donc la somme des pressions de tous ses élémens. Si le soleil ou Jupiter accélérait une partie de la masse plus que l’autre, les différentes parties n’auraient pas le même mouvement, d’où il résulterait des séparations, ou des irrégularités dans la Bgure sphérique et dans le mouvement. Il suit de la loi de la force centrale du soleil, que la terre, étant transportée dans la région de Jupiter, ferait une révolution en douze ans h peu près. Si donc la masse de Jupiter, qui est beaucoup plus grande que celle de- la terre, n’était accélérée exactement comme la terre, Jupiter ne pourrait pas avoir la même période de douze ans; et la troisième loi de Kepler^ ne pourrait avoir lieu que relativement aux mêmes masses. Or puisqu’elle a lieu pour tous les corps célestes, dont les masses sont sans doute fort différentes l’une ■ de l’autre, il s’en suit que les forcM centrales des corps célestes accélèrent également tous les corps, que par conséquent la quantité motrice de ces forces est proportionnelle aux masses des mobiles.

On verra dans le cours’ de cet ouvrage, que cette vérité est confirmée par une foule d’observations astronomiques. La précession des équinoxes, la nutation de l’axe de la terre, l’aplatissement des planètes, etc. ont été calculés suivant une théorie qui est fondée sur cette hypothèse, dont la vérité est prouvée par l’accord qui se trouve entre elle et les observations. Si

(i; ilaU. Phil. Nat. Prûte, Math. Lit, III. Frop, yl, ,

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on. calcula par ex. l'aplat iuetneni de la terre ^ eu üuppcxaat que la pesan- ,tcur e*t dirigée vers le cualre &eiil,. on Iruuvaia le cappocl îles- aar-» cuiume 5*K à et pour Jupiter on tiouveia i4 i- S- M«û an

pi'enanl pour Late l'h^potlièse pcéiéuente,. que ctuiqae muléiuie a une loi ce *■ attractive^ on Irouveia le» rappocl» aJa à a 9 et 10 à 9,, ce spuL u»t plu» couü'iQiP aux. obaervation». ^U. 1C7.)-

S 4v- ®' l'n» suppose, cunluiuiéuient à ce qui prérfeje, q,ue tou» le» corps gruvilent l'un. vers, l'autie,. ou ce qui cevic-uJ au même,, que i’utlractioa est une propriété commune aux plus petite» molécules,. (§. 4'».), il s'en suit de la irrêmc mautcre,. que l'altiaclion qu'exerce un corps suc tous les autres, est la somme des attractions, de tous les élémeii» dont il est composé, ou ce que revient au mêuier que- la. quanlUé absolurr de la li.cce centrale de chaque corps, est proparlionnelle à. sa masse. Il en césiilltr un truuveair. lieis qui réunit l'cnirers. La- Ibrce centrale du soleil n'est pa» seiilemenl semblable à la pesanteur sur la terre, etc suivant 1rs mornes lois, mais elle est Identique avec la pesanteur,, elle est ahsulumetrl la n.èmu turce, et de la ■ mime tivirnsilé. Deux molécules, dont les masses sont égales,, ont exacicmeut la même i’ucce altraclive suc le scicil et suc la terre,, et la diiléreuce entre les allcaclions des corps célestes ne dépend pas de la qualité,, mais unique» meut de la quantilé de la uialtère dorU. il» sont composés-. Ainsi runivers ' est un ouvrage exécuté d’apics un seul plan. En connaissant la force attractive de deux corps célestes à égale distance,, on cunnaU en mime tema le rapport de leurs, masses. La première ne peut être connue que par L'ac> célératiua qu’ils communiquent à d'autres corps^ c'esl-àdire par la chute des corps à leur surface,, par les orbites que d'autres corps, célestes décrivent autour d'eux r ou -enfin par des efl'ets quelconque» de leur attraction. La. chute de» eorp» ne peut être observée que sur la terre,, d'om if auit que ■ ou», pouriions comparer la masse de U terre avec celles d'autre» corps cé- ' lesles,, quand même elle n’aurait point de lune; le second moyen ne peut être, employé que relalivemant au soleil et aux plauètra qui aont entourées de salel- Kles; le troisième peut itre appltquéaux perturbalrousque Irsplaiièlei exercent fane an» l’autre, et qni ont servi à délcrnuner lea masse» de la plupart dea

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