‹ Traité d'économie nationaleChapitre 28 sur 109 · CONCOURS DES AGENTS DE LA PRODUCTION · texte numérisé non relu

CONCOURS DES AGENTS DE LA PRODUCTION

travaux d'un grand nombre d'ouvriers occupés à une même production, doivent être coordonnés par une seule tête qui en dirige les efforts, et leur donne du capital. L'entrepreneur est donc l'intermédiaire indispensable entre les propriétaires de terres, de capitaux et les ouvriers (a).

(a) Il n'y a rien de changé dans la qualité de l'entrepreneur, bien que parfois il soit propriétaire de terres et de capitaux , comme cela se voit chez les cultivateurspropriétaires.

La conduite d'une entreprise est un véritable travail, travail délicat et important qui exige, pour produire d'heureux résultats, beaucoup de qualités morales et intellectuelles, des connaissances spéciales, de l'expérience, un esprit de combinaison, de la réflexion, de l'énergie, de l'ordre, du zèle, etc. Elle est tout-à-fait différente de chacune des espèces d'occupations nécessaires à une entreprise ; en effet chacune d'elles ne comprend qu'une partie de l'entreprise, tandis que l'entrepreneur doit toujours avoir en vue l'ensemble des opérations et faire marcher tous les travaux au même but. Cependant à cette direction ne se borne pas tout le travail de l'entrepreneur; il doit se procurer aussi les capitaux nécessaires à ses opérations s'il ne les a pas déjà lui-même, et ceci est parfois très-difficile, surtout quand l'entreprise est vaste. Enfin toute entreprise est en outre plus ou moins soumise à des chances de perle, elle peut même compromettre les capitaux qui y sont engagés, et ces sinistres doivent être supportés par l'entrepreneur, soit que lui-même ou tout autre ait fourni les capitaux («).

(a) Ces observations font clairement voir, qu'il ne faut pas considérer l'entrepreneur comme un simple ouvrier travaillant à gages.

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