III. La différence formera le revenu net {d
{a) Une matière qu'on vient de produire est-elle immédiatement consommée pour
former de nouveaux produits, sa valeur toute entière doit être décomptée de la consommation des frais de production, et il est indifférent qu'on la comprenne ou qu'on ne la comprenne pas dans le revenu net. Le revenu net de l'agriculture reste le même, quoique Ton ne compte la récolte comme revenu, qu'après en avoir déduit la valeur du grain destiné aux semailles, lorsque toutefois l'on ne reproduit pas cette valeur dans les frais de culture. Cependant on ne pourra pas bien encore de la sorte juger du rapport du revenu net au revenu brut. Supposons que le revenu brut d'une terre cultivée en froment, soit de. . . 3,000,000 fl. Les frais de culture à déduire de 2,400,000 ».
Il reste comme revenu net. . . . 600,000 fl.
C'est-à-dire i/s du revenu brut ou 20 °/ 0 ; mais si l'on voulait ne pas comprendre le grain destiné à l'ensemencement , dans le revenu brut , comme il équivaut a i/6 de la récolte à peu près,
Le revenu brut serait de 2,300,000 fl.
Frais de culture à déduire 1 ,900,000 »
Revenu net 600,000 fl.
La somme de 600,000 fl. serait donc juste aussi, mais le revenu net ne semblerait être que de e/w ou 2i °/ 0 du revenu brut.
(*) On ne peut pas à la somme des produits importés mentionnés ici, ajouter encore une valeur particulière comme produit du commerce; cependant, comme il ne s'agit que d'une évaluation de revenus faite sur les prix (S 97), il faut évaluer les éléments du revenu national brut, sur le prix auquel les achète celui qui doit s'en servir, en supposant que par rapport au partage des revenus, il n'y ait pas eu dans les prix , de renchérissement inutile. On aura donc égard aussi à la hausse du prix des marchandises que fait naître le commerce , hausse qui sans aucun doute ne surpasse pas leur valeur (§ 105), et qui est nécessaire à la continuation et à l'extension d'une grande production.
Pour expliquer ceci, recourons aux données de Morbau de Jomtès sur le revenu brut de la France, de l'Amérique du Nord et de l'Angleterre , données que nous ne regardons pas cependant comme dignes d'une entière confiance. Comme cet auteur comprend une seconde fois parmi les produits de l'industrie, les matières premières qui sont un produit de la terre ou qui proviennent du commerce d'importation (voy. plus haut n° 2), il faut déduire Ht des sommes qu'il donne pour les matières premières; aussi les résultats que nous allons donner, sont-ils moins élevés que les siens.
DU REVEND NATIONAL EN GÉNÉRAL. 217