‹ Traité d'économie nationaleChapitre 53 sur 109 · de l'industrie manufac · texte numérisé non relu

de l'industrie manufac

1,608 millions.

| Totaux. . . . Fr.

Revient par téte.

2,595 millions.

Revue encyclopédique, xxv, 239, 849, 878. — Selon Charles Dupix , (Mém. Acad. des Sciences, 30 avril 1831), en France le revenu était en 1730, de 108 fr.; en 1780, de 169 fr.; en 1830, de 269 fr.

(c) Que si nous appelons aussi frais de production, cette somme à déduire, n'oublions cependant pas que nous ne pouvons pas ici l'évaluer comme fait un simple particulier qui compte ses frais de production pour fixer ses prix, quoique nous devions le faire d'après les même principes généraux (§ 164). Pour le particulier, les déboursés sont des frais, comme sa consommation ; mais comme les sommes payées par un individu a un autre, font partie de la fortune nationale, on ne peut, en faisant l'évaluation du revenu général de la nation , compter parmi les dépenses qu'il faut déduire de ce revenu, cette espèce de dépenses des particuliers, lesquelles ne peuvent jamais être considérées comme faisant partie des frais de la production nationale.

{d) Voy. Mill, Éléments, p. 243. On peut pour la France d'après Chaptal (de i Indus t. franc. ) , considérer les données suivantes comme s'approchant de la vérité :

PRODI IT BRCT.

TRODUIT NET.

Pèches

Agriculture et forêts. . .

Commerce. Importation. .

Totaux.

On voit par ces chiffres, que le revenu net est de 23 4/5 °/„ du revenu brut. — Le produit net de l'agriculture a été é? alué pour la France par Arthur \oung

à 2,453 millions de francs.

1790 par Lavoisier à 1,200 »

1815 par une Commission à 1,623

1830 par Lullip de Château vieux. . à 2,300

1831 par Ch. Dupin h 2,000

Seconde méthode d'évaluation.

En additionnant le revenu net de toutes les classes qui contribuent par leur travail, ou par leur fortune (soit qu'elles s'en servent elles-mêmes ou qu'elles en cèdent l'usage à d'autres), à la formation du revenu national brut, on doit obtenir le revenu net de toute la nation. Les autres classes recevant leur revenu de celles-ci , en échange de leurs services personnels , on ne peut plus faire entrer cette valeur dans l'estimation du revenu général {a). On portera donc en compte :

1° La part du revenu net de tous les ouvriers employés aux manufactures et au commerce {b) , c'est-à-dire ce qui reste de leur salaire quand ils ont fait les dépenses nécessaires pour leur entretien ;

2° Le revenu net des entrepreneurs dans toutes les industries que nous venons de nommer ;

3° Les fermages ;

4° Le revenu net contenu dans les loyers des capitaux (c) (d).

(a) Supposons qu'un riche propriétaire dépense annuellement 1000 fi. pour des services personnels, et que ceux qui lui rendent ces services se fassent sur cette dépense, 200 fl. de revenu net; cette somme ayant déjà été comptée dans la rente de la terre qui compose le revenu du propriétaire, ne peut plus une seconde fois être comptée dans le revenu national. Mais s'il achetait pour 1000 fl., une voiture de voyage, qui produit au fabriquant 200 fl. du revenu net, il y aurait deux revenus :

1° Les produits du sol, qui forment la rente de la terre, 2° La voiture.

Le prix de ces deux produits équivaut à 2000 fl. et comme il ne faut en déduire que 800 fl. pour frais de production de la voiture, il reste 1200 fl. de revenu net.

(b) Il faut compter, dans le revenu net, la part qui revient aux marchands, aux voituriers, aux bateliers et aux autres agents du commerce; car si le commerce ne produit pas immédiatement , il concourt au moins à produire conjointement avec les autres agents de la production ; et c'est pour les services qu'il leur rend , qu'il reçoit sa récompense (§ 10», n° 3).

(c) Mais ce n'est que le loyer du véritable capital, et non tous les revenus des capitalistes ($ 223); il faut prélever le loyer des objets prêtés ou empruntés sur une des espèces de revenus que nous avons énumérées plus haut. Ainsi par exemple, l'intérêt des créances hypothéquées , se paie presque entièrement avec le fermage , et l'intérêt des dettes de l'état avec toutes les parties du revenu net. L'on tomberait dans Vcrror dupli, si on comptait deux fois ces valeurs comme revenus.

(d) On trouve un exemple de cette erreur dans l'évaluation du revenu de Y Angleterre et de Y Irlande donnée par Lowe, Y Angleterre dans son état actuel, p. 426. Il estime :

DU REVENU NATIONAL EN GENERAI

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