‹ Traité d'économie nationaleChapitre 54 sur 109 · Revenus des contributions de Ylrlande · texte numérisé non relu

Revenus des contributions de Ylrlande

.14 millions.

Dépenses.

Liv. st. 255 millions.

Reste. . Liv. st. 2»! millions.

On voit clairement que ceci n'est pas tout revenu net. Du n° 2, il y a des frais de réparation ; des n M 3 et 4 les frais d'entretien des entrepreneurs à retrancher ; des n°* 6 et 8 il n'y a rien à déduire, si toutefois l'auteur, comme il le dit , a déduit les sommes indiquées sous cette rubrique, du revenu des particuliers ; mais le n° 5 ne contient pas du tout de revenu net. Il faut du n° 9, déduire une partie pour l'entretien des ouvriers; et les sommes du n° 7 ne peuvent par les raisons que nous avons indiquées à la note (c), être mises en ligne décompte ; de sorte qu'il y a a peu près à déduire 114 millions st. du total que nous venons de donner d'après Lowe. Il reste donc 137 millions st. ou 1644 millions de flor. , ce qui fait 98 fl. partête. Cette somme fait à peu près 38 °/„ du revenu brut, tel qu'il a été donné par Moreau de Joshès (§ 247 (b)). Les dépenses de l'état emportent a peu près i/s du revenu net. —11 n'y a pas de doute que l'évaluation du revenu net, a 93 millions st., donnée par les Statistical illustrations, ne soit trop élevée.

Quelques économistes se sont gravement trompés en n'accordant aucune importance au revenu national brut, et en n'attachant de valeur , en économie politique, qu'au revenu net (a) ; en effet,

1° C'est du revenu national brut que vit toute la classe des ouvriers, qui n'a qu'une fort petite portion du revenu net; or cette classe qui est la plus nombreuse, est en même temps très-importante pour la société : aussi ne peut-on pas considérer comme perte, en économie politique, cette immense partie des frais généraux de production destinée à son entretien ;

3° La proportion du revenu brut au revenu net d'une nation, donne la mesure du rapport de la production, et nous permet d'apprécier les causes externes qui la favorisent ou l'entravent.

(a) Ricardo, voy. $ suiv. — Gaxilu, Systèmes, i, 213. — Contre cette doctrine Simoude, Nouveaux principes, i, 133.

Le revenu national se partage d'abord entre les entrepreneurs de travaux productifs, les propriétaires de biens-fonds, les capitalistes , et ensuite, mais en moindre quantité, entre les ouvriers. Il est destiné (a) :

1° A fournir à l'entretien des individus de cette classe, qui n'ont pas comme ouvriers ou entrepreneurs reçu déjà un revenu dans les frais de production (£), ainsi qu'à tous ceux des quatre autres classes auxquelles il procure les jouissances de leur rang, jouissances importantes et plus étendues que leurs besoins strictement pris ;

2° A faire des épargnes qui vont grossir les capitaux et à étendre la production ;

9° A payer les impôts que nécessitent les besoins publics ;

4° A donner un revenu aux producteurs de services et de biens personnels, en tant qu'ils ne sont pas payés par l'État , de même qu'aux propriétaires des valeurs en usage empruntées ou louées (c). Les richesses de l'État, qui déterminent son activité à l'intérieur, etgarantissent sa stabilité à l'extérieur, ainsi que les moyens d'augmenter les richesses immatérielles des citoyens, par exemple les sciences et les arts, et enfin l'accroissement de la population, dépendent principalement de la grandeur du revenu national net (d).

(a) Voy. Ricardo, chap. 26, et Say, Note sur ce chapitre.

(6) Le prix de cet entretien ne doit pas être défalqué du revenu net, car il n'est pas une condition de la production du revenu brut , qui se produirait également bien, si les propriétaires travaillaient eux-mêmes avec leurs ouvriers et gagnaient ainsi un salaire qui pût suffire à leurs besoins. Quoiqu'il y ait beaucoup de personnes incapables de se créer un revenu par leur travail, et qui doivent se contenter pour leur entretien, de leurs fermages et du loyer de leurs capitaux, ces revenus n'en appartiennent pas moins entièrement au revenu net.

(c) Voy. S 248, note (c).

(d) Il est important de rechercher quelles sont, dans chaque pays, les valeurs dépensées immédiatement pour des jouissances purement individuelles, et qui indépendamment du revenu net, comprennent encore le salaire (§ 71). L'énuméralion faite par Lowe, et que nous venons de rapporter ($ 218 (d)) porte ce revenu à 281 millions st. ou 3,012 millions de flor. , ce qui fait 143 fl. par téte, ou 654 fl. par famille, et comparé au revenu brut, 71 1/2 °/ 0 de ce dernier.

Le partage du revenu brut annuel qui distribue les nouveaux produits entre toutes les classes de la nation qui ont concouru à leur formation (§ 250), s'appelle le partage primitif, et le revenu qu'il attribue à chaque classe, re-

DU REVENU NATIONAL EN GÉNÉRAL

venu primitif. On concevrait très-facilement ce partage, si les ouvriers, les propriétaires, les capitalistes, et les entrepreneurs , recevaient chacun leur quote-part en produits de Pespècc à la formation de laquelle ils ont travaillé; mais en général il n'en est pas ainsi, car leurs besoins en exigent bien d'autres. Ils reçoivent donc leurs revenus en argent, afin de pouvoir plus facilement se procurer les objets qui leur sont nécessaires. Les individus qui ne contribuent pas à la production du revenu national brut, et qui ne se font des revenus que par leurs services, ou en louant des objets destinés à une consommation plus ou moins immédiate ( § 248) , ont un revenu secondaire qui ne leur échoit qu'après un partage secondaire seulement. Tout revenu secondaire doit être prélevé sur un revenu primitif.

(a) Say, Cours, vi, 84. — Storch, i, p. 264.

**a LIVRE TROISIÈME. QUATRIÈME DIVISION. 1" SECTION.

QUATRIÈME DIVISION

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