‹ Traité d'économie nationaleChapitre 55 sur 109 · CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR LA CIRCULATION DES BIENS · texte numérisé non relu

CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR LA CIRCULATION DES BIENS

On entend par circulation, le passage ou la transmission des biens d'une personne à une autre. La plus grande partie des objets fabriqués ou importés dans un pays, ne sont pas immédiatement consommés par ceux qui les y ont produits ou importés; mais ils entrent d'abord dans la possession d'autres personnes, avant de revenir à ceux-là (§143). Indépendamment des échanges, la circulation encourage plusieurs autres opérations aussi, dont les services sont payés avec du revenu ; tels sont les emprunts, la location des capitaux, des propriétés immobilières, des services des ouvriers : un produit est dans la circulation aussi longtemps qu'il n'est pas devenu la propriété de celui qui le destine à sa consommation. Les matières premières peuvent après avoir subi un changement de forme, rentrer dans la circulation {a).

(a) Il ne faut pas confondre les termes de circulation, commerce et division des richesses, quoiqu'il y ail entre les idées qu'ils expriment des rapports intimes. Les hommes font le commerce (sont en relation d'affaires entre eux), les produits sont dans la circulation, et la richesse se partage, ou se divise entre tous les membres de la société. Enfin on appelle échange, la dépense d'un capital faite pour acquérir d'autres richesses.

Indépendamment de la plus grande partie des biens appartenant au revenu national brut, on rencontre dans la circulation une assez grande quantité de biens-fonds, et même une partie du fonds de consommation, qui

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