RKVUF. DES DIFFÉRENTES BRANCHES DE COMMERCE
Le commerce ne devient une iudustrie spéciale, que lorsque la division du travail est poussée assez loin pour que les produits ne puissent être mis à la disposition des demandeurs, et la production en rapport avec la consommation, que par des intermédiaires et des agents exclusifs (§ 104). Alors une partie des capitaux est appliquée au commerce, au lieu de l'être uniquement à la production, et cet emploi les rend plus productifs que s'ils avaient tous * la même destination. Toute nation un peu civilisée, a donc infailliblement des marchands, et des agents de commerce. Cependant le commerce emploie beaucoup moins d'individus à mettre les produits à la portée des consommateurs, qu'il n'en faut pour les former, à l'industrie agricole et manufacturière; car le commerce n'ajoute rien à la propriété et aux qualités des objets (c). Au reste les diverses branches du commerce sont si différentes les unes des autres, que sous le point de vue de l'économie nationale (§ 349 ), nous avons bien moins à nous occuper de ce qu'elles ont de commun, que de ce qui est spécial à chacune d'elles.
(a) G. B. Conte Arco, Dell* influenza del commercio sopra i talenti e costumi, dans \esClassici ital. polit, modemi xxxi : en allemand, en 1788. Du même : Dell' influenza dello spirito dcl commercio , suir economia interna de* popoli e su/la prosperita degli stati. — Niemeyer , Idcen iïber Ursachen, Fortschritte und Wirkungen der Handlung, Hanovre, 1790, n. — Muiuiard, VIdeenûoer wichtige Gegenstœnde aus dem Gebiete der Ffationalœkonomie, etc. y p. 124, (1808, Gœttingue); 2° T/iéorie et politique du commerce, i, 1831. — Geier, Ver such einer C/iaracteristik des Handels, Wurtzburg, 1828. — L'arlicle HandeL dans VEnvgclopédie générale de Ersch et Gruber, par Rau ( ail. ).— A. V05 My-