‹ Traité d'économie nationaleChapitre 92 sur 109 · REVUE DES DIFFÉRENTES BRANCHES DE COMMERCE · texte numérisé non relu

REVUE DES DIFFÉRENTES BRANCHES DE COMMERCE

lius , le Commerce considéré dans son influence sociale, intellectuelle et morale. Cologne, 1829 (ail.).

(b) Ceux qui travaillent pour le compte d'un entrepreneur (les commis, les garçons de magasin, les employés en général) aussi bien que ceux qui louent leurs services, pour un salaire, tantôt â l'un tantôt à l'autre, (tels que les bateliers , les courtiers, les voiturters, les portefaix , etc.). Les propriétaires de voitures de roulage ou de navires doivent être rangés parmi les entrepreneurs.

(c) Bade avait en 1829 :

160 marchands en gros (négociants), et 225 aides. 8,088 marchands en détail et ... . 1,744 »

1,308 voituriers, bateliers, courtiers, etc. 560 >•

Entrepreneurs. 9,i5oG Aides. 2,529

Dans ce tableau sont compris, 758 marchands de bestiaux et 199 marchands d'horloges de bois; mais non pas les cabaretiers. *

On divise le commerce d'après la nature et la quantité des produits dont il s'occupe, en

1° Commerce de marchandises; c'est celui qui met dans la circulation, des biens d'une certaine utilité , tels que des capitaux et des produits de toute espèce (a), dont il encourage ainsi la consommation. Mais comme il en coûte, proportion gardée, moins, pour faire venir les marchandises en grande quantité d'un pays, ou les faire passer d'une contrée dans une autre, que pour les mettre à la portée des consommateurs, et qu'il faut en général, les distribuer en quelque sorte à ceux-ci, le commerce des marchandises se divise en

a. Commerce en gros, et

b. Commerce de détail. Il n'est pas facile en général, d'indiquer la limite où celui-ci cesse, et où celui-là commence; mais il suffit pour les caractériser, de dire que le commerce de détail s'occupe de la vente de produits en petites qnantités , telles que la consommation journalière les demande {b).

2° Commerce d'effets ( Papicrhandel ) dont l'objet est le papier-crédit et les effets publics (§ 293). Il ne faut pas considérer ces papiers seulement comme des moyens de remboursement, des signes représentatifs ou équivalents de sommes prêtées, mais comme de vraies marchandises qu'on achète ou qu'on revend pour faire des bénéfices.

{a) On pourrait même y ajouter les biens-fonds, car il y a des gens qui en font le (b) Cette demande est plus ou moins grande, d'après les besoins. Le suif, le sel,

le beurre, etc., nedoiventpasètre divisés en parties aussi petites, vu leur bas prix, que le poivre et la cannelle. On ne demande pas le bois par mesures aussi peu importantes que les parfums. Lorsque les produits consistent en pièces ou quantités déterminées, dont chacune peut servir à un usage particulier comme le papier, les boutons , les pierres a fusil, les plumes à écrire, les fagots, etc., on les vend en nombre, hors de là, le commerce les divise en quantités aussi minimes qu'il le faut pour la facilité des consommateurs, et afin que ceux-ci ne soient pas obligés d'en acheter plus qu'ils n'en consomment dans le plus petit espace de temps.

Considéré sous le point de vue de ses rapports avec l'économie de tel ou tel pays, le commerce se divise en

1° Commerce intérieur; il comprend l'ensemble des opérations qui ont pour objet de faciliter dans un pays, les échanges de ses produits, tant les matières premières que les fabricats.

2° Commerce d'exportation et d'importation, qui transporte à l'étranger les produits du pays, et importe ceux de l'étranger pour la consommation intérieure.

3° Le commerce du transport {Zvrischenhandel) ne s'occupe que de l'échange de produits étrangers, sans favoriser le commerce intérieur en lui ouvrant des débouchés, et sans mettre ces produits à la disposition des consommateurs.

En comparant cette division à celle du § précédent, nous voyons qu'elle n'est applicable qu'au commerce de marchandises, parce que le lieu de la production n'a de l'importance que pour les marchandises. — De plus, le commerce en détail ne fait point d'exportations, car les exportations pour être lucratives doivent porter sur de grandes quantités. Il faut en excepter cependant le colportage, qui vend en détail, les produits de l'étranger apportés par les commerçants en gros, en même temps que les produits de l'intérieur.

(a) Celui qui se livre au commerce d'exportation ne fait pas nécessairement le commerce d'importation ; mais partout où il y a des négociants qui exportent les produits indigènes, il y en a aussi qui complètent l'opération ( qui rétablissent l'équilibre), en se livrant à l'importation de marchandises étrangères.

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