‹ Traité d'électricité et de magnétisme et des applications de ces sciences à la chimie, à la physiologie et aux artsChapitre 11 sur 40 · INCLINAISONS · texte numérisé non relu

INCLINAISONS

On considère la variation progressive qu'éprouve l'inclinaison comme lii rjmséqiirtiri: nécessaire d'un changement dans la latitude niLii.'isi''tt[|iii' provenant ili'snn'uds de l'cqualcur magnétique modilié par la l'orme de la courbe. M. Hansleen a donné une formule qui représente les variations de l'inclinaison dans différents pays, à diverses époques.

MM. île Humboldt et Arago ont essayé de calculer la diminution annuelle de l'inclinaison produite par le mouvement de l'éqiialeur magnétique, rti l'on compare 1rs ohscrvalions de 1778 et de 1810 puni' Paris, la diminution iinnui'lle est d'environ il', tandis que, d'après celle di- I h-2'I jusqu'à ce jour, elle parait être de '.ï.'.'i seulement , soit à peu prés ;t'. Les observations l'ai les à Turin, de I8(K> à 1820", donnent et telles de Florence 3',3.

D'un autre coté, M. Ilansteen, qui a observé les variations diurnes de l'inclinai son , a trouve (pie l'inclinaison pendant l'été était d'environ I pins furie que pendant l'hiver, et d'environ i ou ri' plus grande avant midi qu'après.

Variations <le l'mlmsii-: M. Ilansteen parait être un des pre-

MAGNÉTISME TEBBMTBI. 131

miers qui aient recherché les variations diurnes et annuelles, auxquelles l'intensité des forces magnétiques terrestres est soumise. Pour étudier ces variations, il s'est servi d'une aiguille cylindrique en acier, de Gi millimètres do long et de 2 millimètres de diamètre. Celte aiguille était suspendue il un fil de soie sans torsion , et renfermée dans une boite au fond de laquelle se trouvait un arc divisé, destiné a mesurer l'amplitude des oscillations, et l'on ne commençait à compter qu'à l'instant où les élongations étaient de 20".

On sait que les intensités sont en raison inverse du carré du temps des oscillations. On peut prendre pour unité l'une quelconque des durées, et exprimer les antres en fonction de celle-là, en mettant celte règle en pratique, il a obtenu les résultats suivants: I " l'intensité magnétique est soumise à des variations diurnes; 2° le minimum de cette intensité a lieu entre iO et 1 1 heures du matin , et le maximum entre \ et :i heures de l'après-midi; 3° les intensités moyennes mensuelles sont elles-mêmes variables; 4" l'intensité moyenne, vers le solstice d'hiver, surpasse beaucoup l'intensité moyenne donnée par des jours semhlahlemenl placés relativement au solstice d'élé ; > les variations d'intensité moyenne d'un mois à l'autre sont a leur minimum en mai et en juin, et à leur maximum vers les équinoxes.

SI. Hanstecn, en discutant les observations partielles, a reconnu que les moyennes variations journalières sont plus grandes en été qu'en hiver.

Les observai in in ayant été faites avec une aiguille horizontale, il s'ensuit que l'intensité magnétique du globe n'est pas constante , oit bien que l'inclinaison est variable; cur, en désignant par F la force magnétique du globe et n l'inclinaison , on a pour la composante horizontale H = F cos n.

Mais l'inclinaison elle-même étant soumise à des variations diurnes, variations qui , d'après M. Hanstecn, sont d'environ 13' plus grandes en été qu'en hiver et de -1 ou 5' plus grandes le malin que dans l'après-midi, il en «conclu que les variations d'intensité devaient être attribuées h des changements dans L'inclinaison.

Le magné toi n être bifilaire peut servir avec avantage à observer les vuriutions régulières et irrégulières de l'intensité de la composante horizontale qui ont lieu à (le pelits intervalles, de même que le magnétomètre uniflluirc est employé il étudier les variations analogues de la déclinaison; le mode d'observation est le même.

Les variations de l'intensité sont exprimées en parties de l'é-

138 MiGKÉTÏftUH TBaHKBTM!.

chelle qui peuvent fitre réduites facilement en parties de l'intensité mémo. Dans l'appareil dont on fait usage n Gœttingue, «ne partie de l'échelle correspond ù la partie de l'intensité totale.

Los résultais que- l'on obtient indiquent des variations régulières dépendantes ilu temps de la journée-, et qui peuvent se confondre, comme pour la décllnnison, avec, des variations irrégullèrcs, et qu'on no distinguera les unes des autres qu'après des observations continuées pendant nombre d'années. Quoi qu'il en soit, M. Gauss pense que l'intensité horizontale décroît pendant les heures de la matinée, de telle sorte qu'elle atteint son minimum une ou deux heures avant midi, et qu'elle augmente de nouveau a partir de ce temps ; suivant M. Hansleen, ce mouvement a lieu entre 40 et 1 1 heures.

M. Webcr a reconnu que des variations irrégulièies , quelquefois Ires-considérables, se montrent à de courts intervalles, et ne sont pas moins fréquentes que dans la déclinaison. Des observations comparées ont été faites pendant longtemps avec les magnélonictres bifilaires et unifiluires, et les courbes des tracés graphiques des i-(''Mil(:its obtenus n'uni aucune ressemblance ; néanmoins l'on voit que la où la déclinaison est fortement troublée, il y a également perturbation dans l'intensité.

Les résultats obtenus donnent les variations d'intensité de la composante horizontale., et peuvent indiquer, non pas les vai'iidiuns dans l'intensité magnétique absolue, mais bien les variations dans la direction de la force. Pour pouvoir connaître si l'intensité magnétique cluu^i-. il i';unli,ii! iiiiuviiii-euiuparei' les intensités absolues déterminées d'après lu méthode dont ou a parlé page illti, et comme on le fait avec le magnétometre a un fil. Ce n'est que lorsque l'on aura réuni un nniiilue suffisant dol'-ervatiniis et après une certaine périude d'années qu'il sera possible d'examiner les variations séculaires de l'intensité.

Si l'on veut avoir une idée complète de la niarelie de la force magnétique terrestre, on fait le tracé de la manière suivante : on prend une ligne droite dont la longueur est proportionnelle à l'intensité, et qui fait avec une ligne droite Hxe un angle égal à la déclinais, m. l'our représenter la force . à plusieurs instants successifs en grandeur et en intensité, on conserve le point de départ de la première ligne, et on le rend commun pour toutes les autres, de sorln que l'on ne considère que les points extrêmes des lignes qui représentent en position et en grandeur la déclinaison et l'in-

tensité; ensuite ces points extrêmes, qui sont cotés avec les nombres exprimant les lemps, sont réunis par des ligues droites, île sorte que l'on a une ligne brisée qui sert il faire connaître l'état de la force magnétique à chaque instant : ce mode de représenta lion nous i>ermet d'envisager sous un nouveau point de vue les variations ries deux éléments magnétiques. Ces variations ne son! en effet que les deux composantes horizontales de la force perturbatrice, toujours très-petite, à laquelle est soumise continuellement la forée magnétique moyenne , qui su décompose elle-même eu uVn\ autres forces, l'une située dans le méridien magnétique, l'autre dans un plan perpendiculaire. La seconde est donnée immédiatement par lr ma^nétomèlre luiilihihr, et la première par le manuel orné tre bililaire: ces deux divisions doivent être ramenées à «ne même

Nuus ferons observer qu'il n'est pas toujours commode île présenter sans confusion sur le mûma dessin lu marche de la force pendant toute la journée, surtout lorsqu'il y a de fréquentes perturbations; dans ee cas, la courbe présente un grand nombre de croisements; alors on est obligé de dessiner des courbes à part pendant de petits intervalles de temps.

Voici an surplus des indications plus précises sur les tracés grn-

Ditits la figure 40 ( pl. ti ter), la courbe supérieure représente les variations di: l'intensité magnétique, et la courbe inférieure, les variations rie la déclinaison observées a r.o'tlinj;né riu 'îtl au :tll juillet 18J7; les nombres île g;weh<> représentent le.- parties ri.' l'échelle de l'appareil d'intensité; uni- intensité plus (tn'le correspond à des nomlires plus petits; les nombres de droite sont les parties de l'éntu'IIe du magnéiometro; les nombres plus grands correspondent a une position plus orientale.

Fig. 41. Variation de la forco magnétique terrestre. Go.-ttingue, 21)eta)juilleH837.

Les nombres rie droite ou de gauche représentent les parties de l'échelle de l'appareil d'iuleusilé , et chacune de ces parties représente de toute l'inleiisilé. Les parties de l'échelle placées en haut ou en bas sont celles du magiiétoniHve : dans l'observatoire magnétique, chacune d'elles vaut 21". A des nombres plus grands du côté droit répondent des intensités plus grandes ; à un nombre plus grand du coté gauche correspond une déclinaison orientale.

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