CITAPITRE IL CONDUCTION ET RÉSISTANCE
21. Si au moven d'un électromètre on détermine le potentiel éler trique en différents points d’un circuit dans lequel on entretient ur courant électrique constant, on trouve que, dans une partie du cir cuit formée d'un seul métal partout à la mème température, le poten uiel d'un point quelconque surpasse le potentiel de tout autre poin placé plus loin que lui dans le sens du courant, d'une quantité qu dépend de l'intensité du courant et de la nature et des dimensions de la partie du circuit qui est comprise entre ces deux points. On appelle force électromotrice agissant dans cette portion de circuit la diffé. rence des potentiels à ses extrémités.
Si la portion de circuit que l’on considère n'est pas homogène, mais au contraire renferme des passages d'une substance à une autre, d’un métal à un électrolyte, d'une partie chaude à une partie froide, il peut ÿ avoir, en outre de la force électromotrice extérieure, des forces électromotrices intérieures, qu'il faut faire entrer en compte.
Les relations entre la force électromotrice, Fintensité et la résistance ont été étudiées pour la première fois par le Dr G.-S. Olham. dans un Ouvrage publié en 1827, intitulé : Die galvanische K'ette mathematisch bearbettet, qui a été traduit dans les Mémoires scientüfiques de Taylor. Le résultat de cette étude, dans le cas de conducteurs homogènes, est généralement connu sous le nom de Lot de
Olhm.
Loi de Ohm.
La force électromotrice qui agit entre les extrémités d'une portion quelconque de ctreuit est égale au produit de l'intensité du courant par la résistance de cette partie du circuit.
Ici s’introduit un terme nouveau, la résistance d'un conducteur, qui est définie le rapport de la force électromotrice à l'intensité du courant qu'elle produit. L'introduction de ce terme n'aurait aucun
PRODUCTION DE LA CHALEUR PAR LE COURANT. k17
avantage scientifique, si Ohm n'avait montré, ainsi qu'il l’a fait par l'expérience, que ce terme correspond à une quantité physique réelle, c'est-à-dire avant une valeur définie ne changeant que si l'on change la nature du conducteur.
En premier lieu, la résistance d’un conducteur ne dépend pas de l'intensité du courant qui le traverse.
En second lieu, la résistance ne dépend pas du potentiel électrique auquel est porté le conducteur, n1 de la densité de l'électricité distribuée à sa surface.
Elle ne dépend que de la nature de la substance dont est formé le conducteur, de l'état d'agrégalion de ses parties et de sa tempéralure.
La résistance d'un conducteur peul se mesurer à une approximation de ,,!5,. ou mème de —;l-— de sa valeur, et l'on a étudié tant de conducteurs que, maintenant, nous pouvons considérer comme très certaine la vérité de [a loi de Ohm. Nous indiquerons au Chapitre VI ses applications et ses conséquences.
Production de la chaleur par le courant.
942. Nous avons vu que, quand une force électromotrice détermine le passage d'un courant dans un conducteur, de l'électricité est transportée des points où le potentiel est plus élevé à ceux où il est moins élevé. Si ce transport avait été fait par convection, c’est-à-dire en transportant d’un point à l'autre des charges successivement données à une boule, du travail aurait été effectué par les forces électriques agissant sur la boule, et l'on aurait pu évaluer ce travail. On peut l'apprécier en partie dans ces circuits de piles sèches, où les électrodes sont formées de timbres, et où la boule véhicule oscille comme un pendule entre les deux timbres qu'elle frappe tour à tour : la force électrique sert à entretenir les oscillations du pendule et à propager à distance le son des timbres. Dans le cas d’un fil conducteur, nous avons de mème transport d'électricité d'un point où le potentiel est élevé à un autre où il est bas, et cela sans qu'il s’accomplisse de travail extérieur. Le principe de la conservation de l'énergie nous conduit alors à rechercher dans le conducteur quelque travail intérieur. Dans un électrolvte, ce travail intérieur consiste en partie dans la séparation des éléments composants. Dans les autres conducteurs, il y à conversion lotale en chaleur.
Dans ce cas, l'énergie convertie en chaleur est égale au produit de la force électromotrice par la quantité d'électricité qui passe dans le
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