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FORME DES BOBINES DE RÉSISTANCE

au moyen de laquelle il a été primitivement déterminé. Cette méthode, bien plus laborieuse que la détermination du pied au moyen du pendule à secondes, est probablement inférieure en exactitude à la précédente. D'autre part, la détermination de l'unité électromagnétique en fonction de l’ohm, avec une exactitude en rapport avec les progrès de la science électrique, est une recherche physique très importante et qui mérite d'être répétée.

Les bobines de résistance qui ont été construites pour représenter l'ohm ont été faites d’un alliage à 2 parties d'argent et 1 partie de platine, en forme de fils de o0°",5 à o"®,8 de diamètre et de 1® à 2" de longueur. Ces fils sont soudés à de grosses électrodes de cuivre. Le fil lui-même est couvert de deux couches de soie, noyé dans une masse de paraffine et renfermé dans une boîte de cuivre mince, de façon qu'on puisse le porter aisément à la température pour laquelle sa résistance est exactement de 1 ohm. Cette température est inscrite sur le support isolant de la bobine ( fig. 28).

Forme des bobines de résistance.

341. Une bobine de résistance est un conducteur susceptible d'être placé facilement dans le circuit voltaïque, de façon à y introduire une résistance connue.

Les électrodes des bouts de la bobine doivent être faites de telle sorte qu'aucune erreur appréciable ne puisse provenir de la manière d'établir ces communications. Pour les résistances considérables, il suffit que les électrodes soient faites par de fortes tiges de cuivre bien amalgamées au bout, dont l’extrémité appuie sur une surface plane de cuivre amalgamé plongée dans un godet de mercure.

Pour de très grandes résistances, il suffit que les électrodes soient de forts morceaux de cuivre, et que les communications soient établies en introduisant entre deux de ces morceaux une cheville de cuivre ou de laiton. Ce moyen est très commode.

La bobine de résistance elle-même est formée d’un fil bien recouvert de soie, dont les extrémités sont soudées à demeure sur les électrodes.

La bobine doit être disposée de façon que l’on puisse en observer aisément la température. À cet effet, le fil enroulé sur un tube est renfermé dans un autre tube, de façon qu’on puisse le placer dans un vase rempli d’eau, et que l’eau ait accès au dedans et au dehors de la bobine. |

Pour éviter les effets électromagnétiques du courant dans la bobine,

le fil est d’abord replié sur lui-même, puis enroulé sur la bobine à partir du bas; il y a ainsi des courants égaux et opposés dans les parties adjacentes du il, dans toute la longueur de la bobine.

Si l’on désire maintenir deux bobines à la même température, on place quelquefois les deux fils côte à côte, puis on les enroule. Ce procédé est particulièrement avantageux lorsqu'il est plus important d'assurer l'égalité des résistances que d’en connaître la valeur absolue : tel est le cas pour les branches égales du pont de Wheatstone (n° 347).

Lorsqu'on essaya de faire les premières mesures de résistance, on employa beaucoup un fil nu enroulé en hélice dans une rainure pratiquée sur un cylindre de matière isolante : c’est ce qu'on appelait un r'héostat. Mais on reconnut possible de comparer les résistances avec une précision qui ne comportait plus l’usage d’un instrument à contacts aussi imparfaits que le rhéostat. On emploie encore le rhéostat pour régler des résistances, quand on n'a pas besoin de mesures exactes.

Les bobines de résistance sont généralement faites des métaux dont la résistance est la plus grande et varie le moins avec la température. L'argent allemand remplit très bien ces conditions; mais on a observé qu'avec le temps certains échantillons perdent leurs propriétés. Aussi a-t-on employé pour les bobines étalons divers métaux purs et un alliage de platine et d'argent; durant plusieurs années, les résistances relatives de ces diverses bobines ont été trouvées constantes dans les limites d’exactiltude que l’on peut atteindre de nos jours.

342. Pour de très grandes résistances, plusieurs millions d'ohms par exemple, le fil doit être très long ou très fin, et la construction de la bobine est coûleuse et difficile. Aussi a-t-on proposé le sélénium et le Lellure comme substances propres à la construction de grandes résistances. Un mode de coustruction très ingénieux et très simple a élé proposé dernièrement par Phillips (1). Sur un morceau d’ébonite ou de verre dépoli, on trace une ligne fine au crayon, on relie à des électrodes métalliques les bouts de ce filament de plombagine, et l'on recouvre le tout d'un vernis isolant. Si l'on reconnaît que la résistance d’une pareille ligne au crayon reste constante, ce serait la meilleure manière pour obtenir une résistance de plusieurs millions d’ohms.

(') Phil. Mag., juillet 1850.

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