FORME LES BOBINES DE RÉSISTANCE
343. Il y a différentes dispositions au moyen desquelles il est aisé de mettre des bobines de résistance dans un circuit.
Ainsi, on peut disposer en série dans une boîte un certain nombre de bobines, de résistances 1, 2, 4, 8, 16, ..., rangées suivant les puissances ascendantes de 2 (fig. 29).
Fig. 29.
Les électrodes sont formées de fortes pièces de cuivre, disposées au dehors de la boîte, de telle sorte que, par l'introduction entre deux de ces pièces d'une cheville ou d’un coin de cuivre formant dérivation, la résistance de la bobine correspondante soit mise hors circuit. Cette disposilion a été introduite par Siemens.
Chaque intervalle entre deux électrodes porte l'indication de la résistance de la bobine correspondante; si donc nous voulons rendre la résistance de la bolte égale, par exemple, à 107, il nous faut exprimer 107 dans le système df numératéër à base 2, soit 64 +32+8+2+1 ou sio1o11. Nous retirons ensuite les chevilles des trous correspondant à 64, 32, 8, 2 et 1, et nous laissons les chevilles dans les trous marqués 16 et 4.
Cette méthode, fondée sur l'emploi du système de numération à base 2, est celle qui exige le plus petit nombre de bobines séparées et aussi celle qu'il est le plus aisé de vérifier. Car, si nous avons une autre bobine égale à 1, nous pouvons vérifier l'égalité de 1 et de 1’, puis celle de 1+1' et de 2, celle de 1 +1'+2 et de 4', et ainsi de suile.
Le seul désavantage de cette disposition est qu’elle exige l'usage familier du système de numération à base 2, que ne possèdent point en général des gens habitués à se servir du système décimal.
34h. Les bobines de résistance d’une boîte peuvent être disposées
autrement, dans le but de mesurer les conductibilités au lieu des résistances. | Les bobines ( /ig. 30) sont reliées par une de leurs extrémités à une
longue et forte pièce de cuivre, qui forme l’une des électrodes de la boîte, et, par l’autre extrémité, à de fortes pièces de cuivre, comme dans le cas précédent.
L'autre électrode de la boîte est une longue pièce de cuivre : en introduisant des chevilles de cuivre entre les électrodes des bobines et cette pièce, on peut la relier à la première électrode par l’intermédiaire d'un groupe quelconque de bobines. La conductibilité de la boîte est alors la somme des conductibilités des bobines.
Dans la figure, les résistances des bobines sont 1, 2, 4, ...; les chevilles sont mises en 2 et 8 et la conductibilité est ++ 3%—%, et la résistance de la boîte est, par conséquent, % ou 1,6.
Cette méthode, qui consiste à combiner plusieurs bobines pour mesurer des résistances fractionnaires, a été introduite par Sir W. Thomson sous le nom de méthode des arcs multiples. (Voir $ 216.)
De la comparaison des résistances.