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DE LA MESURE DES PETITES RÉSISTANCES

donnés au $ 193, où un courant pénétrant par un côté dans une bande de métal à bords parallèles devient bientôt parallèle à ces bords.

Fig. 35.

On doit donc comparer la résistance des conducteurs entre certains repères S, S'et T, T’.

Les conducteurs sont disposés à la suite l’un de l’autre, reliés aussi parfaitement que possible, dans le circuit d’une pile à faible résistance. Un fil SVT touche les conducteurs en S et en T; un autre, S'V'T", les touche en S' et T'.

Le fil du galvanomètre relie les points V et V’ de ces deux fils.

Les fils SVT et S'V'T’ sont pris assez résistants pour que l’on puisse négliger devant leur résistance celle qui est due aux contacts imparfaits en S, T, S’et T'; V'et V' sont pris de façon que les résistances des deux branches de chacun des deux fils soient à peu près dans le rapport des résistances des conducteurs.

Appelons IT et F les résistances des conducteurs SS’ et TT;

A et C celles des branches SV et VT;

Pet R celles des branches S'V' et V'T";

Q celle de la pièce S'T’ qui relie les conducteurs; B celle de la pile et de ses communications;

G celle du galvanomètre et de ses communications.

La symétrie de ce système se comprend aisément d’après le diasramme simplifié (fig. 34).

La condition pour que la pile B et le galvanomètre G soient des conducteurs conjugués est, dans ce cas,

F OH /R P Q o cat (c-i)r or"

Or la résistance de la pièce de communication Q est aussi faible

qu'il nous est possible de le faire. Si elle était nulle, l'équation se réduirait à

et le rapport des résistances à comparer serait égal au rapport de C à À, comme dans la forine ordinaire du pont de Wheatstone.

Dans le cas actuel, la valeur de Q est petite en comparaison de P ou de R; si donc nous prenons les points V et V’, de facon que le rapport de R à C soit à peu près égal au rapport de P à À, le dernier terme de l'équation s’annule, et nous avons

Le succès de cette méthode dépend, dans une certaine mesure, de la perfection des contacts entre les fils et les conducteurs que l’on examine, en S, S', Tet T'. Dans la méthode suivante, employée par MM. Matthiessen et Hockin (!), on n’a pas à se préoccuper de cette condition.

RQ

352. Les conducteurs à examiner sont disposés de la façon qui vient d’être dite : les attaches sont faites aussi bien que possible, et l'on se propose de comparer la résistance de la partie comprise entre les repères S, S' du premier conducteur et la résistance de la partie comprise entre les repères T, T' du second ( /ig. 36).

Fig. 36.

Deux pointes ou deux arêtes vives, faites d'une substance conduc-

(') Laboratory, Matthicssen et Hockin, Sur les alliages.

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