‹ Traité d'électricité et de magnétisme, t.3Chapitre 43 sur 73 · TOI · texte numérisé non relu

TOI

connaître, le premier, le télégraphe à cadran; le second , le télégraphe enregistreur, qui porte son nom: ces appareils alors devinrent usuels, et dès ce moment on put considérer la grande découverte de la télégraphie électrique comme acquise à l’industrie.

Depuis 1837, un grand nombre de systèmes télégraphiques ont été proposés, et l’on a apporté de nombreux perfectionnements aux appareils qui permettent de transmettre, pour ainsi dire, instantanément les dépêches d’un point à un autre, quelle que soit la distance. Nous n’ayons pas l’intention de parler de tous les télégraphes qui ont été imaginés, ainsi que leurs différents perfectionnements, ni d'entrer dans des détails historiques, pour lesquels nous renvoyons aux traités spéciaux de télégraphie électrique (*); nous nous bornerons seulement dans cet ouvrage à décrire les appareils les plus généralement en usage, soit pour transmettre les indications à distance, soit pour les enregistrer.

Dans tout système d'appareil, on distingue, 1° le récepteur de signes télégraphiques; 2° le manipulateur à l’aide duquel on fait les signaux; 3° la pile ou la source d'électricité, les fils métalliques et les systèmès de conducteurs qui transmettent l'électricité. Le récepteur et le manipulateur se placent aux deux stations télégraphiques, et constituent, par leur ensemble, le système d’appareil adopté; quant à la pile et aux conducteurs, il n’en sera question qu'après avoir indiqué les principaux appareils télégraphiques. Nous diviserons les instruments que nous allons décrire en télégraphes indicateurs et télégraphes enregistreurs.

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