CHAPITRE SIXIÈME
Cirsina.
L^équation de Téquilibre (obtenu en faisant tourner Tensemble des deux cadres autour de Taxe polaire de Taiguille, jusqu'à ce qu'elle reste naturellement dans la position qu'elle occupe lorsqu'aucun
courant ne traverse les cadres) est donc
Cil cos a = CJ' sin a
d'où
-jr = tga
comme dans le cas précédent, mais avec cette différence que dans la disposition de Fleeming Jenkin , cette équation n'est qu'approximativement vraie, tandis qu'ici elle est rigoureuse, ce qui fait que cet instrument, qui peut être gradué d'avance en parties proportionnelles
au rapport -jt' pourrait s'appeler comparateur absolu.
Nous allons voir maintenant comment on peut faire agir les bobines sur l'aimant mobile, de manière à obtenir que les couples développés par les deux courants aient, pour une dépense donnée d'énergie dans les bobines, la plus grande valeur possible. Cela peut paraître sans importance puisque les couples doivent s'équilibrer;
Fig. 408.
mais nous rappelons que c'est une règle générale trop méconnue, que dans les instruments de mesure, comme dans les appareils industriels, les efforts statiques développés par le passage du courant doivent être obtenus avec une dépense d'énergie aussi faible que possible.
222 ÉLEGTROMÉTRIB
La figure 408 représente Taspect général de ce comparateur qui se compose d'un barreau aimanté NS rectiligne et de forme cylindrique, de dimensions quelconques, et de quatre bobines BB, B'B'; BiBi (la seconde bobine du pôle N manque), agissant par paires sur chacun des pôles N et S, Au point neutre 0 de Taimant cylindrique NS, et perpendiculairement à celui-ci, est fixée une tige verticale AA', aur extrémités A et A' de laquelle sont soudés deux fils de suspension AF, AT', tendus par un ressort et qui déterminent ainsi une droite FF' servant d'axe de rotation à Taimant NS.
Les bobines (dont une a été enlevée du côté N de Taimant pour laisser voir ce dernier) sont identiques et au nombre de quatre, elles sont de petit diamètre, de faible épaisseur, et situées à une distance du pôle sur lequel elles agissent, juste suffisante pour permettre à Fextrémité de Taimant qui oscille entre elles, un mouvement de quelques millimètres. Les deux bobines d'un même groupe sont parallèles et symétriquement placées par rapport à Taxe polaire de Taimant, mais elles sont perpendiculaires aux bobines de l'autre groupe ; c'est pour cette raison que Ton voit les bobines du pôle S par la tranche , tandis que celles du pôle N sont vues de face. Enfin les quatre bobines des deux groupes sont invariablement liées entre elles au moyen d'un tube ajouré formant comme une sorte de cage cylindrique légère. L'axe de ce tube se confond avec Taxe polaire NS de l'aimant cylindrique NOS, et ses extrémités sont mobiles dans des coussinets de façon que Ton puisse faire tourner ce tube à la main d'un angle quelconque qui est d'ailleurs toujours inférieur à une demi-circonférence. La figure 409 représente schématiquement cet arrangement en projection horizontale (bien que les bobines y soient représentées sous le même aspect dans la figure 408 qui est une projection verticale). La cage cddcf y est représentée en coupe. L'axe d'oscillation de l'aimant se projette en 0; l'axe de rotation ab du tube qui se confond, comme nous l'avons dit, avec la ligne des pôles de l'aimant, est terminé d'un côté, par un bouton b que Ton peut faire tourner à la main, et de l'autre côté, par une aiguille aa', dont l'extrémité a! se meut devant un cadran gradué dont le plan est perpendiculaire à celui de la figure.