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Comparateurs de courants à circuits mobiles

Nous venons de voir (653) que le galvanomètre différentiel à circuits mobiles pouvait servir à la comparaison des intensités de deux courants, sans les connaître en valeur absolue, mais à la condition que chacun des deux cadres fût muni de deux enroulements ; la graduation étant d'ailleurs purement empirique. On peut même, en s*appuyant sur la loi d'Ohm, faire la graduation lorsque les cadres ne possèdent qu'un seul fil ; mais elle est toujours empirique et c'est là un inconvénient qu'il est bon d'éviter chaque fois que cela est possible. De plus, cette disposition ne se prête à la comparaison des intensités qu'à la condition d'employer la méthode acinétique dont nous avons, il est vrai, constamment proclamé la supériorité sur la méthode de la déviation, mais comme on peut avoir dans certaines

DEniZ, ÉLBCTB. MDVm. » T. II, PASC. 3 15

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circonstances des motifs pour préférer cette dernière, nous avons étudié une disposition permettant de l'appliquer aux appareils à circuits mobiles.

La disposition que nous allons décrire a été réalisée pour la première fois en 1882(0. Elle diffère de celle du galvanomètre différentiel à circuits mobiles, représenté dans la figure 406, en ce que les deux faisceaux aimantés NS, N'S\ sont identiques ou constituent même un faisceau unique ; en outre les deux cadres CC, C'C, au lieu d'être dans le même plan, sont situés dans des plans rectangulaires entre eux et ne contiennent pas de tubes de fer. Les deux courants à comparer sont amenés, chacun à son cadre respectif, au moyen de deux conducteurs très fins roulés suivant des hélices dont Taxe est parallèle au fil de suspension. En négligeant le couple de torsion qu'ils développent, lorsque l'équipage mobile tourne autour des fils de suspension FF', l'équation de Téquilibre se détermine de la façon suivante :

Désignons par 9ê Tinlensité du champ magnétique, supposé uniforme, dans lequel se meuvent les deux cadres ; par S la somme des surfaces embrassées par les spires du cadre C; par S' celle des spires de C; par I et Mes intensités des deux courants; par a l'angle du plan de G avec les lignes de force du champ, qui, en raison de la suppression des tubes de fer, sont toutes égales et parallèles ; le couple développé par le cadre C a pour valeur 136S cos a, celle du couple développé par G est égale à F^^S'sin a, de sorte que l'équation de l'équilibre est

ms cos a = rX>S' sin a d'où i- = -J tg a

Si les deux cadres sont identiques, S = S' et l'équation se réduit à

Y=tgoc.

658. — Disposition de comparateur de courants à circuits mobiles, destinée à supprimer la réaction élastique des

(1) Brevet N» 150016. 8 juillet 1882.

GBAPITRB SIXIÈME

conducteurs en hélice. — Mais cette équation n^est qu'approximative à cause de ia réaction élastique due à la torsion des conducteurs en hélice qui amènent le courant et qui est proportionnelle à la déviation angulaire des cadres. Cette réaction peut être négli-

Fig. 4U.

geable si les efforts directeurs, dus à chaque courant, sont considérables, mais s'il en était autrement, il faudrait la supprimer, soit en amenant le courant par des godets à mercure, soit en s'arrangeant de façon à faire disparaître la torsion elle-même malgré la déviation des cadres. Cela est facile, à la condition que Ton admette rintervention de Tobservateur qui devra imprimer, à Tensemble des quatre conducteurs, un mouvement de rotation de même sens et de même grandeur que la déviation angulaire des cadres mobiles. La

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figure 411 représente Tarrangement que Ton peut adopter lorsqu'on s arrête à cette solution. Les deux courants entrent dans l'équipage mobile, formé par les deux cadres CC, C'C, par deux fils fins roulés en hélice d^ d\^ et en sortent par deux autres fils identiques que Ton n'a pas représentés pour ne pas compliquer la figure. Les extrémités supérieures de ces quatre fils sont attachées à un plateau d'ébonite ;}, muni de quatre bornes, et leurs extrémités inférieures à un second plateau p\ identique et parallèle au premier et qui, lié invariablement aux deux cadres, établit les communications nécessaires entre leur enroulement et les conducteurs d, dt, etc. Le plateau supérieur p est soudé à un tube de quatre à cinq centimètres de longueur, terminé par un bouton moleté B qui permet de lui imprimer à volonté un mouvement angulaire autour d'un second tube tt', sur lequel il est monté à frottement doux. Ce second tube ttf est fixé au bâti de Tappareil, et c'est à son intérieur que passe librement le fil de cocon hF qui est attaché en A à l'équipage mobile et en F à un point fixe, tandis que le second fil tenseur A'F, soudé au cadre C, est attaché d'autre part, à un ressort tenseur FV, fixé en r au bâti de l'instrument.

Au plateau/)', qui termine l'équipage mobile, est fixée une aiguille indicatrice ha! dont la pointe verticale a' se meut devant un limbe gradué / courbé suivant un arc de cercle dont le centre est en h et qui sert à mesurer la déviation angulaire de l'équipage mobile.

Le plateau supérieur p, mobile à la main, porte également une aiguille dont la pointe a se meut devant le même limbe / en décrivant un cercle parallèle à celui qui est décrit par a' et situé à une très petite distance de ce dernier.

Il est donc facile d'amener la pointe a à coïncider rigoureusement avec la division du limbe indiquée par la pointe à et, si on a eu soin de régler préalablement Tinstrument de façon que les deux pointes soient arrêtées devant le zéro de la graduation quand l'équipage mobile n'est traversé par aucun courant, la coïncidence des deux pointes a et a' a pour conséquence de supprimer tout déplacement relatif des plateaux p et />'. Tout se passe donc comme si ces deux plateaux étaient solidaires et se déplaçaient en bloc d'un angle

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