‹ Traite d'électricité industrielle thèorique as pratique (volume 2)Chapitre 115 sur 270 · CHAPITRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SIXIÈME

égal à la déviation deTéquipage mobile, ce qui ne saurait amener aucun changement dans l'état élastique des conducteurs en hélice rf, rfi, etc.. La position d'équilibre de l'équipage mobile ne dépend donc rigoureusement que des intensités I et V des courants qui le traversent, à la condition toutefois que l'on considère comme nulle la réaction élastique des fils de cocon. Si ces derniers étaient remplacés par des fils métalliques, cette réaction ne pourrait plus, en général, être négligée, et il faudrait leur imprimer le même mouvement de rotation qu au plateau p, ce qui peut se faire facilement par une légère modification de Tarrangement que nous venons de décrire.

659. — Autres moyens d'éliminer les actions mécaniques autres que celles des coiu'ants à comparer. — Au lieu de supprimer le couple de torsion des conducteurs qui amènent le courant, en supprimant le mouvement relatif auquel est due la torsion, on peut le détruire par un couple égal et contraire engendré par une force extérieure. Nous avons déjà décrit le dispositif au moyen duquel M. Abraham équilibre partiellement ou en totalité la torsion àes fils de suspension d'un galvanomètre Deprez-d'Arsonval, lorsque la déviation ne dépasse pas quelques degrés. Il pourrait évidemment ôtre employé dans les mêmes conditions dans un comparateur, mais la faible amplitude angulaire à laquelle la déviation est limitée lorsqu'on veut que l'équilibre soit presque parfait, peut, dans certains cas, faire écarter cette solution. Nous allons en indiquer deux autres dont la première ne présente avec la solution de M. Abraham qu'une seule dififérence : c'est de remplacer la pesanteur par des actions magnétiques. La seconde solution permet d'obtenir l'équilibre indifférent de l'équipage mobile, même pour des déviations de grande amplitude, et elle permet, en outre, de réaliser un comparateur dans lequel le rapport des intensités est proportionnel à l'angle décrit par l'équipage mobile, au lieu d'être proportionnel à la tangente de cet angle, comme dans les instruments que nous avons étudiés jusqu'à présent.

La première solution consiste à fixer en un point quelconque

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d'une tige rigide située dans le prolongement de Taxe de figure des deux cadres et solidaire de ces derniers, une aiguille d'acier fortement aimantée, perpendiculaire à cet axe, et placée dans un champ magnétique distinct de celui des cadres. L'orientation de cette aiguille est telle que si elle était abandonnée à elle-même, elle ferait exactement un demi-tour pour venir se placer dans la direction qu'elle prendrait naturellement dans le champ magnétique qui la sollicite. Elle serait donc, si aucune autre force n'agissait sur elle, dans un état d'équilibre essentiellement instable. Mais, étant liée aux cadres, elle ne peut se mouvoir sans tordre les fils de suspension qui développent alors un couple élastique proportionnel à l'angle décrit par l'aiguille. Si nous désignons cet angle par a; l'intensité du champ de l'aiguille, par A; le moment magnétique de celle-ci, par Jlib; le couple dû à la torsion des fils pour l'angle-unité, par c\ le couple résultant auquel sera soumis l'ensemble de deux cadres, lorsqu'ils ne sont parcourus par aucun courant, aura pour valeur

M>h sin a — c a.

Le premier terme de cette expression, UiAsina, représente un couple moteur dirigé dans le sens du mouvement à cause de l'orîen» tation initiale de l'aiguille ; le second terme c%j représente le couple résistant dû à la torsion du fil. Si ces deux termes étaient constamment égaux, le couple résultant serait constamment nul et l'équipage mobile se placerait, sous l'influence des courants, dans la même dii'cction que dans un comparateur où il n'y aurait aucune autre action que celle des courants.

En développant sin % en série, on peut écrire,

JlJtAsina— ca = (Jt/i — c)a — JlbA— t

et si, au moyen d*un des nombreux procédés que nous avons étudiés dans un autre chapitre, on fait varier l'intensité h du champ et qu'on lui donne une valeur telle que l'on ait

cW?A — c = 0, ou A = -— »

«Mb

le couple résultant sera représenté par le seul terme

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