‹ Traite d'électricité industrielle thèorique as pratique (volume 2)Chapitre 116 sur 270 · CHAPITRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SIXIÈME

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il sera résistant et tendra par conséquent à ramener l'équipage à sa position d'équilibre naturel, avec une intensité proportionnelle au cube de Tangle a. Si cet angle atteignait une valeur égale à 1 /5 ou 12 degrés environ, le couple résultant ne dépasserait pas 1/150 de la valeur qu'il aurait si Taiguille aimantée était supprimée ; l'équipage mobile étant alors soumis à la seule action du couple élastique développé par la torsion des fils.

Pour une déviation de 30* environ, le couple résultant aurait encore une valeur inférieure à 1/20 de celle du couple élastique seul.

Ces nombres montrent l'efficacité de ce mode de compensation du couple élastique des fils de suspension, qui est d'ailleurs identique, au fond, à celui de M. Abraham.

— Mode de compensation du couple élastique permettant de produire un couple proportionnel à Tangle décrit par l'équipage mobile. — Il n^en est pas de même de celui que nous allons décrire maintenant et qui permet de produire un couple proportionnel, dans des limites très écartées, à l'angle décrit par l'équipage mobile, ce couple pouvant à volonté être moteur ou résistant. Soit un rectangle ABB'A' (fig. 412) divisé en deux parties égales par la diagonale AB' ; supposons que les deux triangles rectangles ABB', A'B'A, soient traversés perpendiculairement au plan de la figure, par des flux de force de densité constante et égale dans les deux triangles, mais dont le signe change brusquement tout le long de la diagonale AB'. Ces triangles appartiennent, en un mot, à deux régions indéfinies de Tespace dans lesquelles existent deux champs magnétiques uniformes, égaux et de signes contraires, dont les lignes de force sont perpendiculaires à leur pian. Supposons maintenant que les côtés AB, A'B', soient métalliques» isolés l'un de l'autre, et communiquent avec une source d*électricité. Si on les réunit par un conducteur transversal CC, mobile sans frottement parallèlement à lui-même en glissant sur AB, A'B', ce conducteur sera traversé par un courant qui, en raison de l'existence des

ÉLEGTROUÉTRIE

champs magnétiques que nous venons de définir, produira dans les portions CD et DC, du conducteur mobile, des efforts situés dans le plan de la figure, perpendiculaires à CC', et doués de signes contraires. Or, ce conducteur ne pouvant que glisser parallèlement à luimême, il faudra, pour Tempêcher de se mouvoir, exercer en un quelconque de ses points, un effort perpendiculaire à sa direction et dont nous allons calculer la grandeur en fonction de la distance MC = M'C de sa position actuelle à la position MM' qu'il occupe lorsqu'il est divisé en deux parties égalespar la ligne ÂB' de séparation des champs.

Désignons par a l'angle AOM du conducteur CC' avec la ligne de séparation des champs ; par x la distance de sa position actuelle CC à sa position primitive MM' ; par /, la demi-longueur OM du conducteur CC; par h et — h, l'intensité des champs séparés par la droite AB' ; par I l'intensité du courant.

L'effort appliqué à la portion CD, parallèlement à AB, a pour valeur

\ tga/ L'effort appliqué à la portion CD

-ia.cd = -ia(/^J.

L'effort total F, égal à la somme algébrique de ces deux forces parallèles, a donc pour expression

F= ; — ar.

tga

On voit qu'il est proportionnel à j: et qu'il change de signe en

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