‹ Traite d'électricité industrielle thèorique as pratique (volume 2)Chapitre 121 sur 270 · CHAPITRE SIXIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SIXIEME

sont munies de roues dentées égales (représentées par des cercles ponctués) engrenant avec un pignon commun permettant de leur imprimer à volonté un mouvement de rotation de môme sens, pendant lequel leurs plans restent constamment perpendicu-

Fig. 415.

laires entre eux. Lorsque deux courants distincts sont lancés : Tun dans Vensemble des bobines B^Bi, bib^; Tautre dans Tensemble BsB», bibtf l'équipage mobile éprouve une déviation ; on agit alors sur le pignon denté au moyen d'un bouton moleté et on imprime ainsi aux deux cadres BiBi, B2B2, des mouvements angulaires égaux et de même sens qui ont pour effet de modifier la grandeur du couple efficace appliqué à l'équipage mobile suivant la loi indiquée plus haut. Au moment où ce couple devient nul, ce que Ton reconnaît en voyant Taiguille ûiû revenir au zéro, il suffit de lire Tangle

DEPDEZ, ÉLECTB. INDUSTD. — T. JX, FASC. 3 16

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décrit par les cadres pour en conclure le rapport (-r-V» au moyen de la formule donnée plus haut et dans laquelle le rapport — est une

valeur facile à calculer d'avance quand on connaît simplement le nombre des spires des cadres et des bobines. Si on désigne en effet par Ni, N',, les nombres de spires du cadre et de la bobine du premier électrodynamomètre ; par Ns, N's, les nombres correspondants du second électrodynamomètre, on a, en vertu de l'identité des deux cadres et de celle des deux bobines

663. — Disposition de comparateur électrodynaxnique faisant connaître directement le rapport -r - — Le comparateur que nous venons de décrire et qui est basé sur les propriétés de l'électrodynamomètre, fait connaître le carré du rapport

-7- • Il était intéressant de chercher une disposition donnant directement le rapport lui-même. On peut y arriver facilement en modifiant de la manière suivante les deux appareils que nous venons de décrire. Au lieu de lancer dans Tun des électrodynamomètres dont nous désignerons le cadre extérieur par Aj et la bobine intérieure par Bi, le courant I qui traverse successivement A, et Bi supposés groupés en série, on rompt préalablement toute communication entre Ai et B, et on lance le courant I dans Ai seulement, le courant \ traversant B, pour se rendre ensuite au second électrodynamomètre dont le cadre Aj et la bobine B, restent groupés en série. Le couple développé dans Télectrodynamomètre A,B|, a alors pour valeur c,ir sin «, c, désignant la valeur de ce couple lorsqu'on a 1 = F = 1 et sin a = 1 . Le couple développé dans le second instrument, a pour valeur c^^ cosa, c^ désignant la valeur de ce couple lorsque F = 1 et cosa = 1. L'équation d'équi- I ibre est alors

Cjir sin a = cjr* cos a,

CQAPITRK SIXIÈME 243

d'où

tg« = ., OU T = 7;t««- Cette simple modification dans le groupement des bobines et des cadres, permet donc de mesurer directement le rapport -y • Toutefois, nous devons dire tout de suite que cette mesure n*est exacte qu'avec les courants continus. Les indications de Tappareil n'auraient plus aucun sens si les courants étaient périodiques, à moins qu'ils n'eussent aucune diflérence de phase. La première solution, au

contraire, qjii donne le carré du rapport -p^ est toujours exacte

même quand les courants périodiques que Ton veut comparer n'ont pas la même fréquence, ainsi que nous allons le démontrer.

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