‹ Traite d'électricité industrielle thèorique as pratique (volume 2)Chapitre 130 sur 270 · CHAPITRE SEFTlèMB Mt · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEFTlèMB Mt

pile OU avec le galvanomètre. La rotatiou de la poulie est produite par un ressort qui, dans un temps très court, lui fait décrire un angle inférieur à une circonférence et provoque ainsi un nombre de charges et de décharges proportionnel au nombre des lames et dont les impulsions successives s'ajoutent dans un temps très court, de sorte que l'impulsion totale (telle qu'elle est définie en mécani-

que, c'est-à-dire / \dt) est égale à l'impulsion produite par une

charge ou par une décharge, multipliée par le nombre de lames conductrices ; on sait d'ailleurs que la quantité d'électricité mise en mouvement et par conséquent l'impulsion produite par une charge, est numériquement égale à celle qui correspond à la décharge.

Si, par exemple, le nombre des lames est tel que le condensateur soit chargé cinq fois et déchargé cinq fois, l'équipage mobile prendra la même vitesse initiale que si le circuit avait été traversé par une charge ou une décharge unique due à une force électro-motrice dix fois aussi grande. Nous avons d'ailleurs vérifié expérimentalement l'exactitude de cette précision théorique.

673. — Application de la mdthode acinétlque au galvanomètre balistique. — Il semble que la méthode à laquelle nous avons donné le nom d'acinétique et qui, dans le galvanomètre ordinaire, consiste à équilibrer Faction du courant par celle de la force antagoniste, de façon que l'équipage mobile reste dans la même position que si Tinstrument n'était traversé par aucun courant ; il semble, disons-nous, que cette méthode ne puisse s'appliquer au galvanomètre balistique puisqu'on ne peut équilibrer une impulsion par un simple effort statique, surtout lorsque l'appareil doit, dans son état habituel, rester librement au zéro. 11 suffit, pour résoudre cette question, d'équilibrer l'impulsion que Ton doit mesurer par une autre impulsion égale et contraire produite par un procédé quelconque, mais permettant de lui donner une valeur exactement connue et variable à volonté. Les conditions nécessaires et suffisantes pour que réquipage mobile reste en repos apparent, sont d'abord qu'elles aient toutes deux une durée aussi faible que possible et ensuite qu'elles satisfassent à l'équation

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F et F' représentant les valeurs, variables avec t, des couples développés respectivement sur l'équipage mobile par la décharge électrique que Ton veut mesurer et par le phénomène qui doit réduire au repos apparent Téquipage mobile. Nous disons avec intention « repos apparent » parce que pour que la vitesse de l'équipage fût constamment nulle, il faudrait que les couples F et F' fussent constamment égaux pendant la durée des deux décharges que nous avons représentée par e et 0'. Or, en général, il ne peut pas en être ainsi parce que les deux phénomènes qui produisent les impulsions motrice et antagoniste n'ont pas la même origine. L'impulsion motrice sera par exemple produite par un courant induit, tandis que l'impulsion antagoniste sera due à la décharge d'un condensateur ou inversement. Or l'intensité des courants, et par conséquent des efforts mécaniques produits par ces deux phénomènes, étant représentée en fonction du temps écoulé depuis leur origine jusqu'au moment où la décharge est terminée, serait représentée par deux courbes d'aspect absolument différent. L'équipage mobile est donc en réalité sollicité par des couples qui ne se font pas constamment équilibre et sa vitesse ne peut, par suite^ être constamment nulle ; mais l'amplitude de ses mouvements est extrêmement petite et d'autant plus difficile à mettre en évidence que l'intervalle de temps pendant lequel il est en mouvement, est égal à celle de la décharge, c'est-àdire très petit.

Mais lexistence du repos apparent de l'équipage mobile, c'est-à-dire l'absence de lancé, suffit pour prouver l'égalité des quantités d'électricités mises en mouvement dans les deux phénomènes que Ton oppose l'un à l'autre. Il reste à déterminer comment on s'y prendra pour les mettre ainsi en opposition. On ne peut, en général, les faire naître simultanément dans le même circuit, surtout s'il s'agit de comparer une décharge induite à celle d'un condensateur. On ne peut alors avoir recours qu'à l'un des deux procédés suivants : ou lancer successivement les deux décharges dans l'instrument en les séparant par un intervalle de temps aussi petit que possible ; ou les

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