‹ Traite d'électricité industrielle thèorique as pratique (volume 2)Chapitre 132 sur 270 · DE MESURE · texte numérisé non relu

DE MESURE

676. — GlassUication des différantes méthodes de graduation. — Un instrument appartenant à la classe de ceux que nous avons nommés absolus^ peut être gradué d'avance sans qu'il soit nécessaire d y lancer un courant, puisque Tintensité d'un courant quelconque se déduit immédiatement de Teffort mécanique qu'il exerce sur les pièces mobiles et des dimensions des parties actives de Tappareil.

Mais il n'en va pas de même pour les instruments ordinaires dans lesquels on ne s'astreint à remplir aucune des conditions si gênantes auxquelles doivent satisfaire les instruments absolus. Ils doivent donc être gradués par comparaison avec ceux-ci en intercalant les deux instruments dans le même circuit. Mais ce n'est généralement pas ainsi que Ton procède, parce que les instruments étalons sont des appareils très délicats dans lesquels une mesure, pour être aussi exacte que possible, demande beaucoup de temps. On est donc amené à intercaler, dans le circuit de l'appareil absolu, un instrument dit étalon secondaire^ dont on détermine l'indication pour une valeur unique de l'intensité du courant et qui doit être disposé de telle sorte que l'on puisse ensuite en effectuer la gradua-

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tion en prenant pour base l'indication correspondante à cette intensité unique.

Mais cette graduation de l'étalon secondaire n*est même pas nécessaire, et son rôle peut être réduit à indiquer simplement une intensité toujours la même ; cela suffit comme nous allons le voir pour permettre de graduer un instrument quelconque dans des limites aussi étendues qu'on le veut.

Les méthodes que Ton peut employer dans ce but sont basées sur :

a) L'emploi d'une force électro-motrice produite par une pile dont on fait croître le nombre de couples en progression arithmétique ;

b) L'emploi d'une résistance variable intercalée dans le circuit^ la source d'électricité ayant une force électro-motrice constante ;

c) L'emploi d'une dérivation permettant de lancer dans l'instrument à graduer un courant dont l'intensité soit dans un rapport connu d avance avec celle du courant-unité indiqué par Tétalon. Ce résultat peut être obtenu en s'appuyant simplement sur la loi d'Ohm ;

d) L'emploi d'un comparateur de courants dont les deux cadres sont intercalés dans deux circuits distincts contenant : le premier, Imstrument étalon et une source d'électricité; le second, l'instrument à graduer et une autre source d'électricité: on évite ainsi l'emploi de résistances étalonnées ;

e) L'emploi, comme source d'électricité, d'une différence de potentiel empruntée, non pas directement à une pile, mais à un conducteur traversé par un courant constant quelconque que Ton n'a pas besoin de connaître. Cette différence de potentiel sert à engendrer dans le circuit de Tinstrument à graduer (dont la résistance est constante) un courant qui lui est proportionnel, et comme on peut la faire varier d'une manière continue et suivant une loi connue, on peut obtenir autant de points qu'on le veut de la graduation.

Ces différents procédés ont tous, en définitive, pour résultat la production d'une série de courants dont la valeur absolue est inconnue mais qui ont entre eux des rapports proportionnels à des nombres choisis d'avance. Il suffit alors de connaître la valeur absolue d un seul d'entre eux pour en déduire celle de tous les autres.

11 existe même certains instruments non absolus, dans lesquels la

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"ïlk ÉLEGTROMiTRIE

graduation en parties proportionnelles à Tintensité peut être faite d'avance sans qu'il soit nécessaire de les soumettre à l'action d'aucun courant. Tels sont : la Boussole des tangentes ; la Bousçole des sinus ; les Galvanomètres et les Electrodynamomètres dans lesquels on emploie la méthode acinétique et où on maintient Téquipage mobile au zéro, pendant le passage du courant, à laide d*un poids ou d'un ressort bien fait.

Nous allons maintenant passer en revue les différents moyens de graduation énumérés ci-dessus.

877. — a) Méthode de graduation basée sur l'emploi de la force électroinotrice produite par une pile. — Ce procédé est le plus simple de tous, il consiste simplement à constituer un circuit formé de l'instrument à graduer ; d'une résistance arbitraire mais constante pendant l'expérience, et choisie de façon que l'aiguille du galvanomètre ne sorte pas des limites de la graduation lorsqu'on donne, à la force électro-motrice dont on dispose, sa valeur maxima ; et enfin d'une pile composée d'un nombre de couples que l'on fait varier d'unité en unité pour procéder à la graduation.

Désignons par r la résistance intérieure d'un seul couple de la pile ; par Ro la résistance constante intercalée dans le circuit ; par Ri la résistance de l'insti-ument à graduer; par e la force électromotrice d'un seul des couples et par n le nombre de couples. L'intensité i du courant est donnée par l'équation

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