CHAPITRE HUITIÈME
Il n'est même pas besoin de deux boites de résistance, et nous allons montrer qu'une boîte unique peut parfaitement suffire, pourvu qu*on la dispose convenablement.
La figure 424 représente Tarrangement qu'il faut adopter dans ce cas. On y retrouve la pile P, le galvanoscope G', chargé d'indiquer que le courant reste constant, mais non de faire connaître son intensité, le rhéostat continu R qui permet de ramener cette intensité à sa valeur constante ; mais le circuit dans lequel se trouvent ces trois appareils n'est pas fermé directement par la boîte de résistance, comme cela avait lieu dans la disposition précédente. Le conducteur dV qui part du galvanomètre G',, est constitué par une règle en cuivre située à une très petite distance de la série des bobines égales formant la boîte de résistances et qui sont reliées en séries au moyen de petites tiges de cuivre très courtes telles que celle qui est indiquée par la lettre rf. Ces petites tiges de cuivre, sont toutes à la même distance de la règle db' et peuvent communiquer métalliquement avec elle au moyen d'une cheville telle que dd que Ton déplace à volonté suivant le nombre de bobines de résistance que l'on veut intercaler entre rf et é.
En conservant les notations du calcul précédent, la résistance x est représentée ici par le nombre de bobines intercalées entre rf et b\ la résistance oi par le nombre de bobines intercalées entre (/ et a et on voit immédiatement que la somme de ces deux résistances est constante, ce qui résout la question proposée et permet de
ÉLECTROMÉTRIB
lancer, dans le galvanomètre G, des courants dont Tintensité est rigoureusement proportionnelle au nombre de bobines égales comprises entre les points d et é, lorsque le courant total de la pile P est maintenu constant.
682. — Méthode de graduation basée sur les lois d'Ohm et de Kirchhoff . — Nous indiquerons encore, comme ayant une étroite connexité avec le procédé que nous venons de décrire, le suivant qui est également une application des lois d'Ohm.
Soit ABEFA, A'B'E'PA' (fig. 42S) deux circuits fermés, complètement distincts et alimentés, le premier par une pile P, le second par une pile P'. Désignons par I et par F les intensités respectives des courants engendrés dans chacun de ces circuits. Si on réunit un point quelconque C du premier circuit à un autre point G du second, on met ces deux points au même potentiel, mais il ne peut en résulter aucune modification dans les intensités 1 et F, puisque le conducteur ce ayant ses extrémités au même potentiel, ne peut être parcouru par aucun courant. Mais, si après avoir établi cette communication ce, on met deux autres points tels que D et D' en
Fig. 425.
communication au moyen d'un second conducteur, il résultera en général de cette nouvelle liaison, que les potentiels C et G d'une part, D et D' d'autre part, ne pourront plus être égaux chacun à chacun et les conducteurs CC', DD', seront alors traversés par un courant dont l'intensité pourra être calculée au moyen des équations