‹ Traite d'électricité industrielle thèorique as pratique (volume 2)Chapitre 156 sur 270 · CHAPITRE NEUVIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVIÈME

<ïas, une erreur de 0^^56 sur 100 volts et dans le second cas, une erreur de 0^,21 tandis que, avec un enroulement en cuivre pur relié directement aux points dont on veut connaître la rf. cf./?., Terreur atteindrait près de 10 volts sur 100 volts.

On voit que Temploi des alliages insensibles aux variations de température, a pour conséquence de diminuer beaucoup la sensibilité des voltmètres. Si pour une raison quelconque, on ne peut accepter cette diminution, il faut avoir recoui's à l'un des deux autres procédés indiqués plus haut. Le plus simple des deux, est évidemment celui qui consiste à mesurer la température au moyen d'un thermomètre dont le réservoir est aussi rapproché que possible des bobines, faisant pour ainsi dire corps avec elles, et de corriger les indications du voltmètre au moyen d'une table indiquant les corrections à faire en fonction de la température. On pourrait même supprimer toute espèce de calcul et rendre constante la résistance de l'instrument, par un procédé que nous avons imaginé il y a quelques années et qui •est le suivant:

Supposons que devant l'échelle thermométrique, se meuve un curseur muni d'une aiguille que l'observateur doit simplement amener devant l'extrémité de la colonne thermométrique, chaque fois qu'il veut faire une lecture au voltmètre. Le mouvement ainsi imprimé au curseur peut, par un procédé des plus simples, introduire dans le circuit du voltmètre ou en retrancher une résistance proportionnelle au chemin parcouru par le curseur et constituée par une Kîertaine longueur de fil de nickeline. Cette résistance additionnelle •doit, comme il est facile de le voir, augmenter lorsque la température diminue et inversement. Pour préciser, désignons par R^ la résistance de l'enroulement des bobines, supposé en cuivre pur; admettons que l'instrument ait été gradué à la température de la glace fon- •dante, et appelons n l'accroissement de la résistance auxiliaire introduite automatiquement dans le circuit^ lorsque le curseur est ^déplacé d'une quantité .égale à la dilatation de la colonne ther- ^mométrique correspondante à un accroissement de température «deK Enfin, désignons par R', la résistance du fil de nickeline lorsque le

curseur est amené en face du zéro du thermomètre. La résistance des bobines du voltmètre à la température /, a pour valeur

Ro(l -h ki).

Celle de la résistance en nickeline, indépendante de la température, mais variable grâce au mouvement du curseur, est exprimée par

Ri + Tit.

La résistance totale est donc

Rod ■&- kt) 4- Ri 4- rit = Ro H- R'o -+- (*Ro + r^y. Pour que cette expression soit indépendante de la température, il suffit que Ton ait

ce qui signifie que chaque fois que la température augmente de un degré, le curseur doit diminuer la longueur du fil de nickeline d'une quantité telle, que la résistance de celte longueur soit égale à kR^,

Disons tout de suite que ce procédé n'a de raison d'être employé que pour les instruments destinés à la mesure de faibles différences de potentiel, comme ceux qui sont placés en dérivation sur une résistance extrêmement petite traversée par un courant de grande intensité. Il y a alors intérêt à ce que le voltmètre ait la moindre résistance possible, et l'emploi du cuivre pur dans les bobines est par conséquent indispensable.

Au contraire, dans les instruments destinés à mesurer des différences de potentiel de 50 volts et au-dessus, la résistance des bobines doit être d'au moins 1000 ohms et il n'y a alors aucun intérêt à les enrouler avec du fil de cuivre, parce qu'on éprouverait, en général, de véritables difficultés à atteindre cette résistance élevée ; l'emploi des alliages dont nous parlions plus haut, est alors tout indiqué.

Quant à l'emploi d'une température invariable à laquelle seraient maintenus tous les instruments de mesure ainsi que les shunts (ou les portions de conducteur dont la résistance doit, pour une cause quelconque, être rigoureusement constante), il serait excellent en lui-même, mais serait d'une réalisation peut-être un peu compliquée.

C'est en raison de la fâcheuse influence des variations de tempe-

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