‹ Traite d'électricité industrielle thèorique as pratique (volume 2)Chapitre 157 sur 270 · CHAPITRE NEUVIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVIÈME

rature sur l'exactitude des indications des voltmètres, que dans beaucoup d'usines on ne ferme le courant qui traverse ces instruments, que pendant la durée d*une lecture. On évite ainsi une dépense d'énergie inutile et même nuisible, puisqu'en se transformant en chaleur, elle élève gi*aduellement, d'une quantité souvent considérable, la température de l'enroulement qui est composé d'un très grand nombre de spires et qu'il est très difficile de mettre en équilibre de température avec le milieu ambiant.

697. — Emploi de résistances auxiliaires pour faire varier la sensibilité des voltmètres. — Il est très facile de faire varier la sensibilité d'un voltmètre en intercalant, dans le circuit qui le réunit aux points dont on veut mesurer la difiTérence de potentiel, une résistance dont le rapport à celle des bobines de l'instrument est connu. Soit en effet R la résistance de ces dernières, et R' la résistance additionnelle. On aura, en conservant les notations employées plus haut, et en désignant par e\ la rf. d, p, nécessaire pour augmenter d'une division la déviation de l'aiguille, lorsque la résistance additionnelle est dans le circuit

e, = Rii e\ = (R -h RO«i

d'où

ej *" R "^ R '

Cette dernière équation signifie que les indications de l'aiguille doivent être multipliées par le coefficient

lorsqu'on introduit dans le circuit la résistance R'. Si, par exemple, la résistance R' est égale à 9R, les indications devront être multipliées par 10, et un instrument gradué jusqu'à iOO volts, deviendra capable d'en mesurer 1000.

Si on désire user largement de ce moyen pour avoir tous les degrés de sensibilités possibles, compris entre deux nombres donnés, le procédé le plus simple consiste à ajouter à l'appareil une série de bobines dant les résistances croissent suivant les termes de la pro^

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gression géométrique 1, 2, 4, 8, etc., la résistance des bobines du^ voltmètre étant représentée par 1. Avec les quatre bobines 1, 2, 4, 8^ ajoutées en tension à celles du voltmètre, on peut former tous les^ nombres entiers compris entre l'unité (résistance du voltmètre seul) el le nombre 16 (résistance du voltmètre et des 4 bobines).

698. — Voltmètres basés sur TutiUsation des propriétésthermiques ou optiques du courant. — Gomme les voltmètres électro- magnétiques, les voltmètres dans lesquels on utilise les phénomènes de diverses natures que produit le passage d'un courant électrique dans un circuit fermé, ne diffèrent des ampèremètres que par la résistance du circuit de l'appareil. Ce sont donc de simples ampèremètres dont on transforme les indications en volts, comme on le fait pour les voltmètres électro-magnétiques. Il est donc mutile que nous entrions à leur sujet dans des détails qui ne seraient que de simples répétitions.

§ 3. — GRADUATION DES INSTRUMENTS DESTINÉS A LA MESURE DES DIFFÉRENCES DE POTENTIEL

Les instruments que nous venons de décrire, permettent de mesurer les différences de potentiel, lorsqu'on les a préalablement gradués. Nous allons donc indiquer la manière de procéder à cette graduation, et nous étudierons ensuite les moyens que Ton peut employer lorsqu'on ne possède pas d'instrument gradué.

— Graduation d'un électromôtre ou d'un voltmètre.

— Lorsqu'on dispose d'un électromètre absolu, sa graduation en unités électro-statiques est facile, et nous avons déjà indiqué la manière de procéder dans le chapitre réservé aux appareils électro-statiques. Mais si on ne possède pas d'appareil absolu, il faut avoir recours à des piles-étalons dont la force électro-motrice est connue d'avance. Nous en avons décrit plusieurs et nous avons dit, en outre, que celle qui a été adoptée, comme représentant une sorte d'étalon de force

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