‹ Traite d'électricité industrielle thèorique as pratique (volume 2)Chapitre 159 sur 270 · CHAPITRE NEUVIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVIÈME

donc avoir recours à un procédé qui ne laisse planer aucun doute sur Texactitude de la graduation. En voici un qui offre toutes les garanties possibles à cet égard.

La pile-étalon est utilisée pour charger un condensateur dont la décharge traverse un galvanomètre balistique dont Télongation est notée avec soin. D'autre part, le voltmètre à graduer est mis en communication avec une source d'électricité dont le potentiel est variable dune façon continue, à la volonté de l'opérateur. Pendant qu'il est traversé par un courant produisant une déviation constante (que des expériences préalables ont fait connaître comme étant approximativement égale à celle qui correspond à la force électromotrice de la pile-étalon), on met ses bornes en communication pendant un temps très court avec le condensateur, puis on décharge celui-ci dans le galvanomètre balistique. Si Télongation de l'aiguille est différente de celle produite par la pile-étalon, on fait varier la différence de potentiel aux bornes du voltmètre, on recharge le condensateur, on le décharge de nouveau dans le galvanomètre balistique et on obtient une seconde élongation'. Si ces deux élongations successives sont Tune plus grande, l'autre plus petite que celle qu'on obtient avec la décharge de la pile -étalon, il est très facile de trouver par interpolation, sans tâtonnement, la manière dont on doit agir sur la source d'électricité pour obtenir, dans une troisième expérience, une élongation égale h celle de la pile-étalon. La déviation permanente de l'aiguille du voltmètre est alors la même que si les bornes de cet instrument étaient mises directement en communication avec les bornes de la pile-étalon, celle-ci étant supposée dénuée de résistance intérieure et exempte de polarisation . On pourra donc, si la pile-étalon se compose d'un seul couple Latimer-Glark, inscrire en face de l'aiguille du voltmètre, le nombre 1,434. Pour trouver la déviation de l'aiguille qui correspond exactement à un volt, on peut procéder de deux manières différentes : la plus simple, est de mesurer exactement la résistance du circuit du voltmètre et de lui ajouter une résistance supplémentaire égale

aux jTwwr de sa propre valeur. Une différence de potentiel égale à

ÉLBCTfiOMÉTBU

1,434, maintenue entre les extrémités du circuit ainsi augmenté, produira la même déviation qu'une différence de potentiel de i volt^ aux bornes du circuit primitif. On inscrit donc 1 volt en face de la position de Taiguille, et on enlève la résistance additionnelle. En réalité, la déviation de Taiguille dépend de Tintensité du courant qui traverse l'instrument et c'est indirectement qu'on en déduit la différence de potentiel aux bornes. La graduation en parties proportionnelles doit donc se faire par les procédés déjà indiqués pour la graduation des galvanomètres et des ampèremètres.

On pourra adopter par exemple la disposition représentée par la figure 438.

Le voltmètre à graduer est représenté en V. Ses deux bornes E et E' sont reliées: la première, à Fextrémité D d'un fil rectiligne DD' aussi homogène que possible et présentant une grande résistance par unité de longueur; la seconde, à un point quelconque H d'une barre rectiligne BB' dont la résistance est négligeable.

Bc

H jC

Fi^. 438.

Le fil DD' est intercalé dans le circuit d'une pile P comprenant, en outre, un galvanoscope sensible À et un rhéostat continu R servant à maintenir constante l'intensité du courant I qui traverse le circuit PD'DRAP. Quant au courant t qui traverse le voltmètre V, on peut faire varier son intensité d'une façon continue et suivant une loi connue, de la manière suivante. La borne E' communique,

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