‹ Traite d'électricité industrielle thèorique as pratique (volume 2)Chapitre 163 sur 270 · CHAPITRE NEUVIÈMB · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVIÈMB

les pôles d'uoe pile de force électro-motrice E et de résistance inté-

rieure r, l'intensité du courant a pour valeur ^ et, en vertu

des propriétés de Télectrodynamomètrey l'effort F exercé sur la bobine mobile, est donné par Texpression

d'où

dans laquelle / représente Teffort développé lorsque les deux bobines sont parcourues par un courant égal à Tunité. Si la résistance intérieure r de la pile est au plus égale à 1/1000 de la résistance R de rinstrument, l'erreur relative commise sur E sera aussi de 1/1000. Mais si l'appareil est appliqué à la mesure d'une différence de potentiel. Terreur est complètement supprimée et il vient

=vf

qui montre qu'à une valeur constante de la force F, correspond une valeur également constante de V. Cet appareil permet donc de reproduire à chaque instant une d. d.p. égale à un volt, à la condition que F et R soient constants. Or, F est produit par un poids attaché à l'extrémité d'un bras de levier soudé à la bobine mobile montée sur couteaux ; c'est donc une constante. Quant à R, on peut la rendre constante de deux façons : 1"* en employant pour l'enroulement des bobines un fil constitué par un de ces alliages dont nous avons donné la résistance spécifique et le coefficient thermique à la page 476 (1*' vol.) ; leur résistance est, comme on peut le voir, presque rigoureusement invariable, même quand la température change d'une dizaine de degrés. 2^ Le second moyen consiste à employer le cuivre rouge ordinaire et à combattre les effets de la variation de température par un des moyens indiqués dans le numéro 696. Ce dernier moyen est bien préférable à l'autre au point de vue de la sensibilité de l'appareil, car la résistance spécifique des alliages en question est au moins 30 fois aussi grande que celle du cuivre ; kd.d.p. égale^

DVRS, iLBCTR. INDUSTR. — IW n, FASC. 3 22

ÉLEGTROMÉTRIE

le courant serait donc 30 fois moindre, et l'effort exercé sur la bobine mobile serait 900 fois moindre. Il n'y a donc pas à hésiter et l'emploi du cuivre, maintenu à une température constante, s'impose.

Le même électrodynamomètre peut d'ailleurs servir d'ampère-étalon et de volt-étalon ; il suffit pour cela de mettre sur chaque bobine deux enroulements : l'un à gros fil qui sert pour l'ampère ; l'autre à fil fin, contenant beaucoup de spires, et destiné au volt.

Comme il serait très difficile de régler les enroulements de manière que l'effort produit sur la bobine mobile fût exactement le même, lorsque chacun d'eux est parcouru par le courant qui lui est propre, on se sert de deux poids différents que Ton place dans le plateau de balance attaché à la bobine mobile, suivant le genre de mesure que l'on veut faire.

703. — Comparaison de deux forces électroxuotrices ou de deux différences de potentiel, par la méthode acinétique ou de réduction à zéro. — La loi d'Ohm permet de comparer les intensités des courants, ainsi que les différences de potentiel ou les forces électromotrices, à Taidc d'instruments galvanométriques non gradués mais très sensibles, dont le seul rôle est d'indiquer que le circuit dans lequel ils sont placés n'est parcouru par aucun couranU La méthode la plus connue dans laquelle on opère ainsi, est celle que

ru

Fig. 439.

nous avons déjà décrite dans la première partie de ce traité (302), en parlant du procédé au moyen duquel on peut faire équilibre à une force électromotrice au moyen d une différence de potentiel.

Un conducteur CC (fig. 439) est parcouru par un courant d'in-

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