‹ Traite d'électricité industrielle thèorique as pratique (volume 2)Chapitre 171 sur 270 · CHAPITRE DIXIÉMB · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIXIÉMB

que Ton puisse considérer comme absolument uniforme le champ magnétique de la région qu'elle occupe. Le circuit de cette seconde bobine est fermé à travers un galvanomètre balistique. Désignons par S la somme des surfaces embrassées par les spires de la seconde bobine; par R la résistance du circuit composé de cette bobine et du galvanomètre ; par q la quantité d'électricité engendrée dans ce circuit lorqu'on ferme ou lorsqu'on supprime le courant permanent I dans la bobine primaire. Nous savons que l'on a

Mais la quantité q d'électricité donne lieu à une élongation de

l'équipage mobile du galvanomètre balistique, qui lorsque la force

antagoniste est produite par la torsion d'un fil ou, plus exactement,

lorsqu'elle est proportionnelle à l'angle p décrit par l'équipage

mobile, a pour expression

/ étant la durée de la demi-période oscillatoire de l'équipage mobile, et i étant l'intensité du courant permanent nécessaire pour maintenir au zéro l'équipage mobile, quand on tord le fil de suspension d'un angle égal à p.

Ces équations donnent

Cette équation montre qu'il est inutile de mesurer les intensités I et i et qu'il suffit de connaître leur rapport. Or la détermination de ce rapport est facile à effectuer avec précision, sans qu'il soit nécessaire d'avoir recours à un galvanomètre étalonné.

Il serait facile d'appliquer à cette méthode le principe de la répétition des impulsions, au moyen d'un commutateur tournant qui, avant chaque fermeture et avant chaque rupture du courant inducteur, mettrait en communication le galvanomètre avec la bobine induite dans un sens tel que les impulsions communiquées à l'équipage mobile fussent de même sens, et pendant une durée supérieure à celle de l'état variable (c'est-à-dire supérieure au temps nécessaire

D0RKZ, iLKCTB. INDU8TR* — T. H, FASC. 3 23

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pour que le courant inducteur atteigne une valeur égale aux 0,999 de sa valeur permanente). En vertu des théorèmes relatifs à l'équilibre apparent entre une force constante et une force périodique agissant en sens contraire sur la même masse, on aurait alors, lorsque l'équipage mobile serait en repos apparent,

d'où

R = 47îNwiS - > t

i étant l'intensité du courant permanent, capable de produire, sur l'équipage mobile, la même action que celle qui correspond à son état d'équilibre apparent pendant Texpérience ou, en d'autres termes, i étant l'intensité du courant permanent fictif accusé par Tinstrument. Là encore, la mesure d'une résistance en unités absolues serait ramenée à celle du rapport des intensités de deux courants.

Nous pensons que cette dernière méthode est une des plus parfaites que Ton puisse appliquer. Elle fournit en outre le moyen de construire un indicateur de vitesse qui est à la fois très sensible, très exact et toujours identique à lui-même. Il suffit pour cela d'envoyer les deux courants i et I dans les cadres d'un comparateur de courants, la résistance R étant supposée invariable (ce qui est une condition facile à remplir); on aurait, en résolvant l'équation par rapport à N

47rniS I

Or le nombre N est rigoureusement proportionel à la vitesse des organes mobiles du commutateur. Il suffira donc de lire directement sur le comparateur des courants la valeur du rapport j^ pour en conclure la vitesse de rotation du commutateur tournant.

710. — Mesare d'une résistance en unités absolues au moyen d'un condensateur. — Supposons qu'on charge un condensateur de capacité C avec une source de force électro-motrice E, qu'on le décharge ensuite dans un galvanomètre et, qu'au moyen

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