CHAPITRE DIXIÈME
de cet ensemble se réduit en réalité à celle de la longueur AC du fil AB, longueur que Ton évalue au moyen d'une règle divisée en millimètres (non représentée sur la figure) devant laquelle se déplace une aiguille fixée au curseur CD. Si la longueur et la résistance du fil AB ont été mesurées avec soin, il est facile de calculer la résistance de AC.
Fig. 447.
Cet appareil est simple et exact, mais il présente l'inconvénient de ne permettre qu'une faible variation de la résistance, parce que le fil AB a nécessairement une longueur très restreinte.
Si on lui donne par exemple une longueur de 2 mètres et un diamètre de 1 millimètre, il sera difficile d'obtenir que sa résistance dépasse notablement 1 ohm, même en employant les alliages les plus résistants. On pourrait, à la vérité, donner au fil un diamètre inférieur à 1"/", mais il manquerait alors de rigidité et il serait difficile d^obtenir, entre lui et la curseur CD, un contact satisfeiisant et ne présentant pas de résistance appréciable au passage du courant.
718. — Rhéostat de Jacobi. — Lorsqu'on veut donner au fil une grande longueur, et que Ton ne dispose cependant que d'un espace restreint, on a recours à une disposition attribuée à Jacobi et qui consiste à enrouler le fil en hélice sur un cylindre. Si on a^ par exemple, un cylindre de 16 centimètres de diamètre et de 30 centimètres de longueur, on peut enrouler à sa surface un fil roulé en
hélice dont les spires, espacées de -^ centimètre, sont an nombre
de 100 et ont une longueur totale développée de 30 mètres ; un tel fil présenterait facilement une résistance de 30 ohms s'il avait un millimètre de diamètre. Ce genre de rhéostat est d'une manœuvre
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facile et commode et permet de faire varier la résistance par degrés insensibles, puisqu'une longueur de 1 centimètre du fil choisi comme
exemple, a une résistance de jTwur d'ohm seulement. L'appareil
comporte deux mouvements distincts ; le premier a pour but de déplacer le curseur de prise de courant parallèlement à Taxe du cylindre, de façon que chaque fois qu'il avance de Tintervalle de deux spires consécutives, la résistance s'accroît brusquement de la valeur d'une circonfé-
rencedu cylindre^ soit -j^r- d'ohm dans Tcxemple choisi. Le second
mouvement est une rotation du cylindre, inférieure à un tour complet
et que Ton obtient en agissant sur une manivelle terminée par une
aiguille qui se déplace devant un cadran divisé en cent parties ; de
sorte qu'une division correspond à-^-Trrrjr- d'ohm. Le mouvement
de translation du curseur est apprécié à l'aide d'une échelle dont les
divisions sont espacées de l'intervalle de deux spires. Grâce à ces
deux mouvements, complètement indépendants l'un de l'autre, on
peut obtenir presque instantanément et avec une grande exactitude,
la résistance que l'on veut à ttûût d'ohm près. Cet appareil a été
adopté par M. Gance aux usages industriels, mais en supprimant le
mouvement de rotation, de sorte que la résistance varie par sauts
brusques dont l'amplitude est égale à -jjr- d'ohm.