CHAPITRE DIXIÈHB
Pour remplir cette condition, il faut : ou s'arranger de façon que sa direction dans l'espace soit invariable, malgré l'action des courants qui le sollicitent ; ou équilibrer toutes les forces directrices telles que actions élastiques ou torsions de fils de suspension, actions magnétiques, telles que celles de la terre. La première solution constitue ce que nous avons appelé la méthode acinétique et nous l'avons, dans de fréquentes occasions, développée suffisamment pour n'y pas revenir.
La seconde solution nécessite l'emploi d*une suspension en fil de cocon et d'un système astatique. Nous supposerons que c'est cette dernière que Ton a choisie, et qu'elle est disposée de la manière suivante : les deux aiguilles aimantées sont égales, situées dans le même plan vertical et reliées entre elles par une tige verticale à laquelle elles sont soudées en leur milieu, et qui est elle-même suspendue à un fil de cocon. L'équipage mobile est donc en réalité identique à celui d'un galvanomètre astatique à deux cadres, tel que celui de Thomson (fig. 454) ; il n'en diffère d'ailleurs que par une seule particularité qui consiste en ce que les deux cadres du comparateur, au lieu d'être situés dans le même plan, sont dans deux plans verticaux différents faisant entre eux un angle que nous désignerons par a et qui est inférieur à un droit. C'est à partir de la bissectrice de cet angle que nous comptons la déviation 6 du plan des aiguilles sous Tinfluence des courants lancés dans chaque cadre.
Pour trouver l'équation d'équilibre de l'équipage mobile, nous admettrons qu'il est rigoureusement astatique, que la torsion du fil de cocon ne donne lieu qu'à un couple absolument négligeable, et que les deux cadres ont un enroulement identique.
Ces conventions faites, il est facile d'établir que, en désignant par c le couple produit par un quelconque des cadres sur l'aiguille aimantée qu'il entoure, lorsque ce cadre est parcouru par l'unité de courant et que le plan vertical passant par l'aiguille se confond avec le plan du cadre ; par I et F, les intensités respectives des courants qui traversent chacun des cadres ; par C et G les couples réellement produits sur chaque aiguille, dans la position qu'elle occupe réellement, on a
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C = cicos (t — ^)» G' = cVcosf-^ +b\.
L'équation d'équilibre C = C, donne
y COS