CHAPITRE DIXIÈME
rience sont reliées également aux bornes de la seconde bobine. Les conducteurs servant à établir ces communications entre les bobines d'une part, le rhéostat et la résistance à mesurer d'autre part, doivent être à résistance réglable, afin d'obtenir leur égalité rigoureuse. Ces conditions préalables étant remplies, on lance le courant dans le circuit composé du rhéocorde et de la résistance en expérience, puis on déplace le curseur du rhéocorde jusqu'à ce que Taiguille du différentiel revienne au zéro. On a alors, si les résistances des bobines du différentiel sont égales,
r = x, r et œ désignant respectivement la résistance à mesurer et la résistance variable du rhéocorde.
Second procédé, — Emploi d'un galvanomètre unique et de deux courants distincts, — Proposons-nous de comparer entre elles deux résistances AB, A'B'. Pour cela, formons deux circuits distincts PCAD, P'C'A'D' (fig. 457) alimentés : le premier, par la pile P, le
Fig. 457.
second, par la pile P' et joignons un point quelconque A du premier à un point quelconque A' du second, de façon à mettre ces deux points au môme potentiel. Plaçons lune des résistances AB dans le premier circuit et Tautre résistance en A'B' dans le second, les origines de ces deux résistances coïncidant respectivement avec A et avec A'. Désignons par I et V les intensités des courants, et par r et / la valeur des résistances correspondantes. La d. d. p. des extrémités A et B de la première résistance, a pour valeur 9*1 ; celle des
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extrémités de la seconde résistance est égale h r'V. Si ces d. d,p, sont égales entre elles, aucun courant ne parcourra un fil BB' au naoyen duquel on réunira les extrémités B et B' des deux résis< tances ; mais ces d, d.p. ont respectivement pour valeur ri et fl. Donc Tabsence de courant dans les côtés AA', BB' du quadrilatère ABB'A', entraîne comme conséquence Téqualion
ri = t'V de laquelle on tire
Il est inutile d'avoir recours, pour constater cette absence de courant, à deux galvanomètres intercalés : le premier en AA et le second en BB' ; un seul galvanomètre G suffit, comme on peut facilement s'en rendre compte, car s'il existait un courant dans BB', il en existerait nécessairement un autre de sens contraire (en vertu des lois de Kirchhoff), dans l'autre conducteur AA'.
La mesure du rapport des résistances r' et r étant ainsi ramenée à celle du rapport des intensités I et T, on trouve facilement ce dernier en remplaçant les résistances inconnues r^ et r par des résistances étalonnées susceptibles de varier d'une façon continue, c'est-à-dire par deux rhéocordes à curseur. Cette comparaison des deux intensités, peut même être faite en même temps que celle des résistances r et / ; il suffit, pour cela, d'installer les deux rhéocordes : l'un en AAj, l'autre en A'A. Les communications AA' et BB' étant préalablement établies, et le galvanomètre G restant au :ftéro, on donne à la résistance étalonnée AAi une valeur arbitraire représentée par un nombre entier, et on fait mouvoir le curseur du second rhéocorde jusqu'à ce qu'il occupe une position A'i, telle que le galvanomètre reste encore au zéro, môme lorsqu'on fait communiquer (temporairement à Taide d'une clef) Ai avec AV Lorsque cette condition est remplie, on a
I ri
r'i et ri désignant la valeur des résistances étalonnées indiquées par les curseurs Ai et A^ La comparaison de cette équation avec la