CHAPITRE DIXIÈME
de résistances différentes, bien que les tubes aient la même longueur. Ils doivent être munis d'accessoires permettant de mesurer exactement, dans chacun d'eux, la distance des électrodes en platine. Pour que le différentiel reste au zéro, il faut que les courants qui traversent les deux circuits parallèles, soient égaux et cette condition est remplie lorsqu'on a
équation dans laquelle V représente la d, d. p. des points  et M ; e, e'y la /. e. m. qui prend naissance au contact des électrodes et du liquide dans chacun des circuits ; R et R' les résistances totales de chaque circuit. Si les liquides, les électrodes, et les températures sont identiques, dans les deux circuits, on a évidemment e =^ &, condition qui entraine Tégalité des résistances R et R'. Mais chacune de ces résistances est composée de deux parties, une colonne liquide et une boite de résistances. Désignons par r la résistance de Tunité de longueur de chaque colonne liquide ; par / la distance des électrodes dans le tube DE ; par /' leur distance dans le tube D'E' ; par Ri, R'i, les résistances des boites G et G'. La résistance totale R de la branche RM, sera égale à RiH-r/; celle de la branche R'M, à R'i -h ri. On a donc l'équation
R,-t-rZ=:R;-4-W',
d'où on tire
ft'i — Kl r = .
Cette expérience fait donc connaître la résistance r de l'unité de longueur des colonnes liquides. Pour éviter les tâtonnements, on pourra faire l'expérience de la manière suivante : On donne à la distance des électrodes (dont l'une au moins est mobile dans chaque tube) d^une des colonnes liquides, une valeur de 1 centimètre par exemple, et on donne à la boite de résistance intercalée à sa suite, la résistance maxima dont elle est susceptible. On annule, au contraire, la boite de résistance de l'autre branche et on obtient l'équilibre du galvano> mètre en augmentante distance des électrodes de la seconde colonne. La distance des électrodes devant être connue avec précision, leur
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prolongement extérieur porte une aiguille qui se déplace devant une échelle graduée.
Enfin, dans le but d'éviter des presse-étoupes ou des joints étanches, qui seraient nécessaires avec des tubes horizontaux, il va de soi que les tubes doivent être verticaux.
Cette méthode est évidemment applicable au pont de Whealstone, il suffit de considérer les branches CM, CM, comme appartenant à deux des branches du pont qui aboutissent à l'un des sommets en communication avec la pile. Mais il ne faut pas oublier que Tune des conditions de la méthode que nous venons d'exposer, étant que les courants qui traversent les colonnes liquides doivent être égaux, les quatre branches du pont doivent être égales deux à deux. Si cette égalité des courants qui traversent les colonnes liquides n'existait pas, on pourrait craindre, étant donnée la complication des phénomènes de polarisation des électrodes, que les forces électromotrices tf et c' ne fussent pas égales.
Gomme vérification de l'égalité de e et ^, on rompt le courant de la pile après une expérience dans laquelle l'aiguille du galvanomètre est restée au zéro, et on s'assure que l'équilibre subsiste après la rupture ; s'il en était autrement, cela indiquerait que e est différent de €f, et cette différence donnerait lieu à un courant dont l'intensité aurait pour valeur
Rh-R'
739. — Mesure de la résistance d'un liquide en utilisant la f . e. m. de polarisation comme source d'électricité. — Les
difficultés que présente la mesure de la résistance d'un liquide, provenant de ce que l'on ignore la valeur de la /. e. m. de polarisation pendant le passage du courant entretenu dans la colonne par une /. e. m, extérieure, nous avons pensé que cette difficulté disparaîtrait en se servant de la f. e. m. de polarisation elle-même, pour produire le courant dont le passage est nécessaire à la mesure de la résistance. Voici comment on pourrait procéder : (a) On lance dans la colonne liquide (isolée de tout appareil de