‹ Traite d'électricité industrielle thèorique as pratique (volume 2)Chapitre 195 sur 270 · CHAPITRE DIXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIXIÈME

mesure) un courant aussi énergique, que le permet la source d'électricité dont on dispose.

(b) On rompt le courant et on met les électrodes de la colonne liquide en communication avec les armatures d'un condensateur de capacité C, pendant plusieurs secondes, pour être certain qu'il est complètement chargé au potentiel e.

{c) On rompt la communication avec le condensateur, et on décharge ce dernier dans un galvanomètre balistique. La quantité d'électricité contenue dans le condensateur a pour valeur Ce, et son passage dans le galvanomètre balistique provoque une élongation qui, s'il est à circuit mobile, permet de calculer la quantité Ce, au moyen de l'équation

Ce = -i.p,

TU

dans laquelle on désigne par : /, la durée de l'oscillation simple du cadre non amorti, sous la seule influence de la torsion des fils ; il l'intensité du courant permanent nécessaire pour maintenir au zéro Taiguille de l'instrument, quand on tord le fil supérieur de suspension d'un angle égal à 1 (57^,3) ; p l'angle balistique ou élongation due à la décharge du condensateur.

[d) On met les deux électrodes en communication avec le même galvanomètre dont on maintient l'aiguille au zéro par une torsion convenable « du fil supérieur. On a alors un courant

qui fait connaître R. On a, en effet

R = -i = ^ = -i- • — ijB = - i- • 1 . I ija ifOL uC G it a

740. — Mesure de la résistance d'un liquide au moyen d'un flux de force magnétique. — Le principal obstacle que présente la mesure de la résistance d'un liquide, étant Texistence d'une /. e. m. développée au contact des électrodes qui servent au passage du courant, le moyen le plus simple d'éliminer cette cause d'erreur (qui peut varier d'un instant à l'autre) est d'employer un courant

412 ÉLECTBOMÉTRIB

engendré par une /. e. m. considérable par rapport à celle que développe le liquide. Si la /. e. m. de polarisation est, par exemple, égale à 1^,5 et que la /. e. m. du courant soit de 1500 volts, on est certain que l'erreur relative résultant de l'existence de la /. e. m. de

polarisation, ne pourra dépasser rjww:- Mais Temploi d'une /. e, m,

aussi élevée nécessite un outillage qui n'existe que dans peu de laboratoires. Nous avons donc pensé qu'il serait intéressant de trouver une méthode permettant d'utiliser les courants instantanés engendrés par les bobines d'induction à des potentiels très élevés.

Nous savons que la quantité Q d'électricité engendrée dans un circuit fermé de résistance R, composé d'une seule spire de forme quelconque, embrassant un flux de force variable, a pour expression

5i et ^0, désignant les valeurs initiale et finale du flux de force.

Si au lieu d'une spire unique, le circuit en contient plusieurs, il faut remplacer la variation 9i — S»©, par la somme des variations du flux dans chacune des spires, de sorte que si le flux a la même valeur dans chacune des N spires, on a

SR désignant la somme de toutes les résistances composant le circuit fermé.

Enfin si le flux final 9^ est nul, cette équation se réduit à

Si on intercale dans le circuit induit un galvanomètre et une colonne liquide donnant lieu à la production d'une /. e. m. de polarisation p, et si le circuit n'est fermé que pendant un temps très court 6, un peu supérieur à la durée du courant induit, la valeur de Q sera légèrement modifiée à cause de l'existence de e. On a alors

£(gO-ee

Page 1