‹ Traite d'électricité industrielle thèorique as pratique (volume 2)Chapitre 196 sur 270 · CHAPITRE DIXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIXIÈME

Mais

^(*^) = iCP' = ^«*'

Em représentant la valeur moyenne de la f,e.m. d'induction pen- . dant le temps 0.

Or, cette valeur moyenne est très supérieure à e, car même dans les bobines d'induction de très petites dimensions, Em est égale à plusieurs milliers de volts, tandis que e diffère peu de 1^,5. On peut donc considérer eB comme absolument négligeable en présence de £(dr|), et écrire

équation que nous mettrons sous la forme plus simple

On pourrait résoudre cette équation par rapport à R, ce qui donnerait

et ramènerait ainsi la détermination de R à celle de 9 et de Q. Mais il est plus simple d'opérer de la manière suivante : Supposons que Ton forme un circuit composé de la colonne liquide dont on veut mesurer la résistance, d'un galvanomètre balistique contenant un grand nombre de spires, et du fil induit d'une petite bobine d'induction dont on supprime Tintcrrupteur automatique que Ton remplace par un commutateur à ressort. Ce commutateur entre brusquement en mouvement lorsqu'on presse un

bouton et, dans un temps très court ( jtwt de seconde au maximum!,

accomplit les fonctions suivantes :

(a) Fermeture du circuit composé du fil induit, de la colonne liquide et du galvanomètre; (b) fermeture du courant inducteur; (c) mise hors circuit de la colonne liquide et introduction, au lieu et place de cette colonne, d'une résistance non inductive étalonnée ; (rf) rupture du circuit inducteur.

414 éLGGTROMÊTRIE

Pendant la phase (b), le galvanomètre balistique reçoit une impulsion proportionnelle à

mais avant que l'équipage mobile ait pu éprouver un déplacement appréciable, il reçoit une impulsion de signe contraire proportionnelle à

R' représentant la résistance du circuit induit dans lequel la colonne liquide est remplacée par une résistance métallique étalonnée.

Si on a R' = R, c'est-à-dire si la résistance étalonnée est équivalente à la résistance liquide, on aura Q' = — Q et la seconde impulsion communiquée à l'équipage mobile, détruira exactement la première, de sorte qu'il paraîtra rester immobile. On devra donc faire varier R' jusqu'à ce que ce résultat soit obtenu.

Il est facile de démontrer que cette méthode permettrait facilement de déterminer la résistance d'une colonne liquide avec toute la précision désirable. Cette précision pourrait d'ailleurs être accrue de beaucoup, en appliquant le principe de la répétition des impulsions, soit au moyen d'un multiplicateur d'impulsion, soit à l'aide d'un commutateur tournant, permettant de faire produire à une série de courants intermittents égaux le même effet que s'ils étaient remplacés par un courant continu, comme nous l'avons déjà indiqué dans plusieurs circonstances.

On pourrait facilement imaginer des variantes de cette méthode consistant à remplacer le galvanomètre ordinaire par un différentiel, et l'emploi d'une résistance étalonnée variable par une résistance constante ; mais alors, dans ce dernier cas, il faudrait faire varier dans un rapport connu la valeur des deux flux de force, direct et inverse, qui ont pour but la production de deux impulsions égales et contraires. Cela nécessiterait l'emploi de bobines induites étalonnées permettant de graduer les flux de force comme on gradue les résistances à l'aide des rhéostats ou des boites de résistances ; nous n'insisterons pas davantage sur ce sujet.

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