CHAPITRE DIXIÈME
même aiguille, mais dans une position où le couple est nul parce que, par construction, le plan du second cadre est perpendiculaire au méridien magnétique, tandis que le plan du premier est dans ce même méridien. L^aiguille reste donc au zéro et si elle n'y restait pas, cela indiquerait que les résistances des deux conducteurs ne sont pas égales et alors on agirait en conséquence, jusqu'à ce que Taiguille marque zéro. Ce premier résultat obtenu, on relie les deux extrémités du premier conducteur par le conducteur supplémentaire dont nous avons désigné, dans les calculs développés plus haut, la résistance par r. Les courants dérivés qui traversent les trois cadres cessent alors d'être égaux ; les enroulements 1 et 3 sont parcourus par le courant que nous avons appelé f , tandis que Fenroulement 2 est parcouru par le courant i ; Taiguille dévie et pour la ramener dans le méridien magnétique (si on emploie la méthode acinétique), il faut faire tourner les cadres du comparateur, autour d'un
axe vertical, d'un angle dont la tangente est proportionnelle à
— :;— , c'est-à-dire à la résistance que l'on veut mesurer. Les variations que le courant I pourrait éprouver pendant l'expérience, ne peuvent avoir aucune influence sur le résultat, parce que si le courant I était multiplié par un facteur m, les courants dérivés i
et i' le seraient également et que, par suite, la fraction — t^— ne changerait pas.
742. — Mesure de la résistance intérieure d'une pile ou d*un électro-moteur quelconque. — Méthode basée sur l'expérience de Poggendorff. — Nous avons déjà indiqué, à l'occasion de la mesure de la /. e, m. d'une pile, comment on peut mesurer, dans la même expérience, la /. e. m. et la résistance intérieure.
Rappelons-la brièvement ;
Soit une pile P (fig. 459) dont on veut mesurer la résistance intérieure, et AA' une portion du circuit d'une pile auxiliaire (ou de toute autre source d'électricité) capable d'entretenir dans AA' un courant constant pendant la durée de l'expérience, mais que l'opé-
UEPREZ, ÉLECTH. IXDfSTn. — T. U, KASC. 3 27
ÉLEGTROMÉTRIB
rateur peut faire varier à son gré au moyen d'un rhéostat non représenté dans la figure.
En deux points quelconques B et C de AA', on attache quatre conducteurs ; les deux premiers aboutissent aux deux pôles d'une pile P, les deux autres aux bornes d'un galvanomètre G. Les pôles de la pile sont disposés de façon que si le courant auxiliaire était supprimé, le courant entretenu par la pile seule dans BC, aurait une direction inverse de celle du courant auxiliaire. Les choses étant ainsi disposées, désignons par Vq le potentiel du point B ; par
Fig. 459.
Vi celui du point C ; par E la /. e, m. de la pile P ; par x sa résistance intérieure ; par r la résistance collective des conducteurs BP et CP, et cherchons la valeur de l'intensité i du courant qui traverse BPC.
Étant donné que dans cette portion de circuit, la /. e. m. de la pile tend à produire un courant de même sens que celui qui existerait si cette /. e. m. était supprimée, l'intensité i est donnée par
l'équation
.^ E-h(Vo-VO
On tire de là
Vo--Vi=(r-ha?)i — E.
Donc, si on fait croître la valeur de 1 et par conséquent celle de i, jusqu'à ce que i atteigne une valeur égale à , la d, d, p.