CHAPITRE DIXIÈME
(Vq — Vi) des points B et C, deviendra nulle, d'où il résulte qu'un conducteur quelconque, tel que BG ou BGG, reliant les points B et C, ne sera plus parcouru par aucun courant lorsque le courant i aura atteint cette valeur, qui est, par conséquent, celle du courant I luimême, puisqu'aucune portion de ce dernier ne passe parles conducteurs reliant le point B au point G. On est averti que cette condition est remplie, par le galvanomètre G dont Taiguille revient au zéro. Lorsque ce résultat est atteint, grâce à la manœuvre du
rhéostat intercalé dans le circuit de la pile auxiliaire, on est certain
que rintensité du courant 1 est égale à -; , ou à celle du cou-
rant que la pile P pourrait entretenir dans le circuit BPG si les points B et G se touchaient.
Cette première expérience faite, et le courant I étant maintenu invariable (ce qui est indiqué par un galvanomètre ou un ampèremètre quelconque qui n'a même pas besoin d'être étalonné) , on procède à Texpérience de Poggendorff représentée par la figure 460 et qui consiste, après avoir renversé la direction des pôles de la pile P et placé le galvanomètre en G', à faire varier la résistance B'G', jusqu'à ce que G' revienne au zéro. On a alors E = ;•'!, r' désignant
la résistance de B'G'. Remplaçant I par sa valeur -; , obtenue
au moyen de Texpérience précédente, il vient enfin
r' = r -f- X OU
La résistance r étant celle des conducteurs qui relient la pile P aux points B et G dans la première expérience (et non pas dans la seconde), peut être rendue aussi petite qu'on le veut, puisque la résistance du galvanomètre n'intervient pas.
743. — Mesure de la résistance d'une pile par la comparaison des d. d. p. à circuit ouvert et à circuit fermé. —
Désignons par E la /. e. m. d'une pile ; par x la résistance intérieure ; par e la d. d. p. aux pôles de cette pile pendant qu'elle entretient le courant d'intensité I dans la résistance extérieure 7\
420 iLECTROHÉTRIE
Les équations
donnent
r-hx r
Mais E est précisément par définition, la valeur de la d. d. p. aux pôles, lorsque la pile ne produit aucun courant. Il est donc facile de déterminer x lorsqu'on mesure la d. d. p. aux pôles de la pile : 1«> à circuit ouvert ; 2° lorsqu'elle est fermée sur la résistance r. Cette mesure peut se faire à Taide d'un électromètre ou d'un voltmètre électro-magnétique à très grande résistance, ou de la méthode de PoggendorfF, ou d'un condensateur chargé mis dans les deux cas en communication avec les pôles de la pile et déchargé ensuite dans un galvanomètre balistique dont les élongations ^ et ?' étant proportionnelles à E et à s, donnent immédiatement
Nous renverrons donc le lecteur au chapitre consacré à la mesure des différences de potentiel.
744. ~ Mesure de la résistance intérieure d'une pile par la comparaison des intensités des courants entretenus successivement dans deux circuits de résistances différentes. — Soit I et r les intensités successives entretenues dans deux circuits dont les résistances sont R et R'. On a
d'où
1' Désignant par k le rapport -p i on trouve
Si nous posons
il vient
d'où