‹ Traite d'électricité industrielle thèorique as pratique (volume 2)Chapitre 2 sur 270 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

site d'aimantation dépend de la distance de Taimant AB aux blocs C et D, et il est soumis, de la part du bloc C, à une force attractive dirigée dans le sens de sa longueur. La grandeur de cette force se règle à volonté en faisant varier la dislance de Taimant AB, et on

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Fig. 296.

commence par placer celui-ci assez près des blocs C et D pour que Taxe ad soit complètement soulevé et n'appuie plus sur son pivot inférieur. On éloigne alors doucement l'aimant jusqu'à ce que l'axe aà recommence à appuyer très légèrement sur le pivot et on est ainsi certain que le poids de Taxe et des pièces qui lui sont fixées, est équilibré aussi exactement qu'on le désire.

Pour rendre l'attraction exercée sur aa' plus considérable, on peut fixer sur cet axe et tout près de la pointe a, un petit disque en fer d. On peut appliquer, avec de légères modifications, le même procédé pour équilibrer le poids de pièces montées sur un axe horizontal, mais il est alors très difficile de ne pas donner naissance à des forces directrices qui viennent s'ajouter à celles qui ont pour but de njesurer l'action mécanique exercée par le courant sur le système magnétique soumis à son action. Il est vrai que ces forces peuvent être éliminées, soit en les équilibrant, soit, ce qui est beaucoup plus simple^ en employant la méthode du rappel au zéro (ou méthode acinétique) dont nous ferons ressortir les avantages et dont nous ne saurions trop recommander Temploi. Elle élimine d'un seul coup^ en effet, toutes les forces étrangères à celles que Ton veut mesurer à la condition que ces forces étrangères ne soient pas des

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frottements ou assimilables à des frottements (telles que l*hystérésis du fer par exemple), et encore pourrait-elle les éliminer s'ils étaient invariables.

550. — Suspension hydrostatique. — On a proposé également d'équilibrer le poids des pièces mobiles en les faisant supporter par un tambour creux flottant dans un liquide et possédant un volume tel, que le poids du liquide déplacé diffère très peu du poids collectif des organes à équilibrer et du tambour lui-même. Ce procédé supprime complètement le frottement des pivots et possède, en outre, l'avantage de rendre les instruments op^norfiyw^^, c'est-à-dire d'amortir très rapidement les oscillations des pièces mobiles lorsqu'elles passent d'une position d'équilibre à une autre. Malgré ces qualités il n'est pas employé.

551. — Suspension sur couteaux. — Lorsque l'axe est horizontal, on emploie de préférence à toute autre, la suspension sur couteaux telle qu'elle est usitée dans les balances. On peut la considérer comme bien près de la perfection surtout si l'on observe que les couteaux, lorsque le poids de l'équipage mobile n'est que de quelques dizaines de grammes, peuvent être remplacés par deux aiguilles dont les extrémités très aiguës peuvent être considérées comme des points sans dimension déterminant une droite qui correspond à l'arête des couteaux ordinaires (fig. 297).

Fig. 297.

On peut aussi remplacer les couteaux par une suspension monofilaire, même quand l'axe est horizontal ; il suffit pour cela de tendre fortement un fil métallique aboutissant à deux points fixes A et B (fig. 298) par 1 esquels passe l'axe idéal de rotation , et de souder au milieu de ce fil le mobile G qui est soumis à l'action du couple que l'on veut mesurer. Mais ce dispositif, qui constitue une véritable balance de

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