CHAPITRE PREMIER
torsion à axe horizontal, nécessite Temploi de fils très tenaces parce que, pour éviter que la flèche produite par le poids de C ne soit notable, il faut donner au fil AB une tension très supérieure à ce
Fig. 298.
poids. Nous avons employé cette disposition avec succès dans certains instruments qui seront décrits plus loin.
Cette flèche pourrait d'ailleurs être évitée complètement en équilibrant le poids de l'équipage mobile par Faction attractive d'un aimant AB agissant sur un petit axe en fer doux aô, en sens contraire de la pesanteur, comme le montre la figure 299. On a supprimé l'équipage mobile qui doit être lié à Taxe en fer ba, soudé à ses extrémités au fil //' qui sert d'axe de rotation et qui doit être situé exactement dans le prolongement de Taxe de figure du petit cylindre ba. On
Fig. 299.
voit en A et B les extrémités polaires de l'aimant qui doit pouvoir être éloigné ou rapproché de ab, jusqu'à ce que son attraction fasse exactement équilibre au poids des masses mobiles. Ce système ne peut évidemment pas être employé lorsque l'équipage mobile contient des aimants sur lesquels l'aimant AB exercerait une action directrice qui serait en général une gêne, parce qu'elle viendrait s'ajouter à celles que le courant doit régulièrement exercer sur l'équipage mobile. Il vaudrait mieux, en ce cas, avoir recours à la suspension hydrostatique,
La suspension monofilaire horizontale est excellente lorsque le poids des pièces à suspendre est très petit.
ÉLECTROMÉTRIE
§ 2. — MOYENS EMPLOYÉS POUR PRODUIRE ET MESURER LA FORCE ANTAGONISTE OPPOSÉE A L'ACTION DU COURANT.
552. — Différentes forces antagonistes. — On a recours à trois sortes de forces différentes pour équilibrer l'action mécanique du courant sur les pièces mobiles : — 1** la pesanteur ; 2* l'élasticité des ressorts ; 3^ Teffort directeur exercé par un champ magnétique sur un barreau aimanté.
553. — Utilisation de la pesanteiir. — Balances. — En raison de son immuabilité et de la facilité avec laquelle on peut se procurer des poids étalonnés, Taction de la pesanteur doit être préférée à toutes les autres chaque fois qu'il est possible de le faire. L'appareil de mesure est alors une véritable balance appartenant à la famille des pesons et des balances dites romaines, c'est-à-dire que l'effort du courant est équilibré par l'action d'un poids constant, agissant sur un bras de levier variable.
La variété de balance électro-dynamique, construite sur les indications de lord Kelvin, est un exemple de l'application de la romaine à la mesure de l'effort du courant. La figure 300 représente schématiquement la disposition employée pour faire varier le moment du poids jo, mobile le long d'un bras de levier ACD, qui porte en A un poids P de position invariable, destiné à équilibrer le poids des pièces mobiles, lorsque le courant n'agit pas.
Fig.300.
Pour déplacer le poids mobile p sans le toucher directement avec les mains, ce qui donnerait lieu à des efforts parasites qui troubleraient son action, on emploie un dispositif composé de deux fils de soie dont le poids est absolument négligeable, qui sont attachés en son milieu et qui permettent de le tirer : l'un de droite à gauche et