D'INDUCTION
§ 1. — MESURE D'UN FLUX DE FORCE MAGNÉTiaUE
749. — Mesure du flux de force qui traverse chaque spire d'un enroulement placé dans un champ magnétique. —
La quantité d'électricité mise en jeu dans un circuit fermé de résistance r, composé d'une seule spire filiforme entourant un flux de force, a pour expression, lorsque ce flux de force passe de la valeur zéro à la valeur /, ou inversement,
Si le circuit contient plusieurs spires, on doit considérer le flux de force entouré par chacune d'elles, comme si les autres spires n'existaient pas, de sorte que la valeur de q devient, en désignant par /', /'', les flux embrassés par les différentes spires et par R la résistance totale de toutes ces spires, ainsi que celle du reste du circuit,
^ il
Si toutes les spires sont traversées par le même flux de force, comme
cela a lieu dans plusieurs cas, la somme f^f'-frf-^ est égale
au produit du nombre n des spires parla valeur / du flux embrassé par chacune d'elles ; on a alors
ÉLECTROHÉTRIE
d'où
Si, enfin, les spires sont placées dans un champ magnétique uniforme, tel que celui de la terre, le flux de force qui traverse chacune d'elles, a pour mesure le produit de Tintensité 9g du champ par la surface de la projection de la spire sur un plan perpendiculaire à la direction des lignes de force du champ. En désignant par 5, ^', /,.•les surfaces des spires filiformes qui composent lenroulement ; par a langle du plan de chacune d'elles avec la direction du champ, les flux qui le traversent ont pour expressions : Us sin a, 96^ sin 2, Jfê^" sin a, ..., de sorte que la quantité d'électricité mise en mouvement dans le circuit lorsque 3f6 ou sina passe d'une certaine valeur initiale à zéro, ou inversement, est représentée par l'équation
3(65 sina-f-Sfig*' sina-|-3fê/sînaH ^^ . * -f- s' -f- s" -+- . . •
q = n = 3êsina-
Dans chacun de ces trois cas^ la mesure du flux de force est donc ramenée à celle d'une quantité d'électricité. Or, nous avons exposé en détail les procédés que l'on peut employer pour mesurer une quantité d'électricité dans le chapitre septième, soit au moyen du galvanomètre balistique, soit au moyen du galvanomètre ordinaire traversé par des courants intermittents.
La question qui nous occupe actuellement, peut donc être considérée comme résolue.
La dernière équation
q = 9& sma 5
ne fait pas connaître immédiatement la valeur d'un flux de force,
mais bien celle de l'intensité 36 d'un champ. Elle donne en effet
^ ""(*-H^-f-*"-+-...)sina'
de laquelle on peut déduire d'ailleurs la valeur des flux !fés sin «, Jfê^' sina, Xs" sinoL^ ..., qui traversent chacune des spires.