‹ Traite d'électricité industrielle thèorique as pratique (volume 2)Chapitre 204 sur 270 · Mesure du flux total d'un aimant permanent · texte numérisé non relu

Mesure du flux total d'un aimant permanent

Soit AB (iig. 462) un barreau aimanté. Au point neutre C, plaçons une bobine pouvant glisser à frottement doux tout le long du barreau et enroulée d'un fil qui ne décrit qu'un faible nombre de spires aussi serrées que possible. L'enroulement devra occuper, dans le sens de Taxe du barreau, une longueur maxima de 1 centimètre^ et dans le sens du rayon 1/2 centimètre à peine. Lorsque la bobine est placée

Flg. 462.

au milieu G du barreau, toutes les lignes de force en ce point, étant concentrées à Tintérieur du barreau, chacune des spires de la bobine est traversée, perpendiculairement à son plan, par la totalité du flux de force; si on la fait glisser ensuite le long du barreau de manière à l'amener sur le prolongement de celui-ci, c'est-à-dire en D ou en D', au-delà des pôles A ou B, en des points où les lignes de force sont très espacées et ont une direction presque verticale, la valeur du flux de force qui traverse les spires normalement à leur plan y est réduite à une très petite fraction de flux qui les traverse au point G, de sorte que la variation du flux embrassé est sensiblement égale à ce flux.

Pour que, des indications du galvanomètre balistique, on puisse conclure la quantité d'électricité mise en jeu dans le circuit, il est nécessaire que la durée du trajet de la bobine de G en A ou en B, soit la plus courte possible. Il faut donc lui imprimer un mouvement très rapide au moyen d'un ressort de caoutchouc par exemple. Pour réduire au minimum la durée du parcours de G en B, il est nécessaire que la bobine soit déjà animée d'une grande vitesse lorsqu'elle passe en G ; on devra donc la reculer jusqu'en D par exemple (AD étant un rayon non magnétique qui sert simplement de guide à la bobine) , de façon que le ressort agissant sur elle pendant le parcours DG, lui imprime une vitesse considérable. Mais le circuit ne doit être fermé que pendant le trajet GD', sans quoi le galvanomètre rece-

ÉLKGTROMÉTRIE

vraît deux impulsions de signe conlraire. 11 est facile de satisfaire à cette condition à l'aide d'un léger frotteur métallique fixé à la bobine mobile, et appuyant sur une bande de métal qui complète le circuit du galvanomètre pendant le parcours CD'. Enfin en D', on doit installer un bloc de caoutchouc contre lequel la bobine vient heurter à la fin de sa course et se trouve ainsi réduite au repos sans risquer d'être endommagée.

751. — Autre méthode pour mesurer le flux total d'un aimant permanent. — Lorsque le barreau aimanté est courbé en forme de fera cheval, il n'est plus possible de faire glisser une bobine depuis son point neutre jusqu'à l'un ou l'autre pôle ou, du moins, cette opération ne s'aurait être faite avec la vitesse convenable. On emploie alors la méthode suivante :

On applique aussi exactement que possible contre les faces polaires A et B (fig. 463), qui doivent être bien dressées, une armature parallélépipédique aé, d'une section sensiblement égale à celle du barreau aimanté, et portant en son milieu, la bobine c dont le fil est relié aux bornes du galvanomètre. Cette armature ab doit être munie d'un mécanisme permettant de l'arracher brusquement de l'aimant AB (ainsi que cela a lieu dans les exploseurs magnéto-électriques désignés sous le nom de coup de poing) et de l'en éloigner à une dislance à laquelle le flux magnétique qui la traverse, dans le sens de sa longueur, puisse être considéré comme négligeable.

Ici encore, la variation du flux de force dans l'intérieur de la bobine, diffère peu de la valeur du flux total.

Cependant, comme il existe le long des branches d'im aimant

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