COMPARAISON DES COEFFICIENTS DE SELF-INDUCTION DE DEUX BOBINES
756. — Méthode de Maxwell. — Soient deux bobines B et B'; on demande de déterminer la valeur du rapport -p de leurs coefficients de self-induction. Pour cela, on doit disposer d'un pont de Wheatstone dont les quatre branches constituent chacune une boîte de résistance complète, ce qui est d'ailleurs contraire à l'usage le plus répandu. On doit môme, avant tout, ajouter aux bobines B et B', des résistances non inductives (c'est-à-dire dépourvues de selfinduction) de façon que la résistance de chacune d'elles, augmentée de la résistance additionnelle, soit représentée par un nombre entier d'ohms.
Fig. 466.
Leur résistance propre étant ainsi modifiée, on les intercale respectivement dans les branches AD et AD' du pont (fig. 466). On règle ensuite les résistances tarées, de façon qu'aucun courant per-
CUAPITRK ONZIÈME 443
manent ne passe dans la diagonale DD' lorsque la clef C ferme le circuit de la pile P pendant un temps appréciable. Cette opération faite, on constate généralement qu'au moment de la fermeture ou de la rupture du circuit de la pile, Taiguille du galvanomètre G éprouve une déviation fugitive qui décèle la présence d'un courant instantané due à la self-induction de chacune des bobines B et B'. On démontre facilement que pour faire disparaître ce courant instantané, c'est-à-dire pour que les potentiels en D et D' soient égaux, aussi bien pendant Tétat variable des courants qui traversent les branches AD et AD', que pendant leur état permanent, il faut que Ton ait entre les coefficients de self-induction L et L' et les résistances b et b'y des branches AD et AD', la relation