L-^ il
Mais pour obtenir l'équilibre permanent du pont, il suffit d'avoir en outre, entre les résistances a, 6, a', b' des quatre branches, la relation
ab' = bd, ou
On peut donc donner au rapport -r- une infinité de valeurs permettant d'obtenir réquilibre permanent, mais dans toutes ces valeurs, il n'y en a qu'une seule qui permette d'obtenir l'équilibre pendant l'état variable. Si Ton n'avait pas recours à un artifice particulier, il faudrait beaucoup de tâtonnements et beaucoup de temps pour obtenir ces deux équilibres ; aussi la plupart des auteurs déclarentils cette méthode très pénible et dénuée de toute valeur pratique.
Voici le procédé que l'on peut employer pour que les tâtonnements ne soient pas plus pénibles que ceux d'une mesure ordinaire de résistance :
On donne à la résistance a du côté DA', une valeur égale à celle du côté AD ; l'équation de l'équilibre permanent se réduit alors à la condition que les deux résistances b' et a! restent constamment égales.
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b' Le rapport -v- peut donc ainsi prendre toutes les valeurs possibles, sans que Téquilibre permanent cesse d avoir lieu. La condition qu'il faut réaliser pratiquement est donc que Ton puisse faire varier simultanément deux résistances, de manière qu'elles restent constamment égales ; ce résultat peut être obtenu assez facilement de plusieurs façons, mais quelle que soit la solution adoptée, elle nécessiterait certainement des modifications très notables dans la construction des boites de résistances.
757 . — Méthode de Lord Rayleigh. -^ Cette méthode fait connaître directement la valeur du coefficient de self-induction d'une bobine. Supposons que dans l'expérience représentée par la figure précédente, on ait enlevé la bobine B', et qu'il s'agisse de mesurer le coefficient L de la bobine B. On commence par établir l'équilibre permanent du pont, la bobine B restant intercalée dans la branche AD ; cet équilibre permanent ne suffit pas, comme nous le savons, pour assurer l'immobilité de l'aiguille du galvanomètre au moment de la fermeture ou de la rupture du courant de la pile, au moyen de la clef G. Désignons par 0 la déviation balistique ou élongation de l'aiguille; il est clair que nous pouvons la reproduire, mais d'une façon permanente, en altérant la résistance b de la branche AD, de façon à détruire l'équilibre du pont, en l'augmentant par exemple d'une quantité Ad que l'expérience nous fera connaître. Cette quantité a6 est en général très petite par rapport à 6, de sorte qu'elle ne modifie pas d'une façon appréciable l'intensité t du courant qui traverse la branche CD lorsque le pont est équilibré, tandis qu'elle modifie d'une quantité égale à Û6, la différence de potentiel qui existait primitivement entre les points A et D. Or, lorsque le pont est rigoureusement équilibré, les potentiels des points D et D' sont égaux ; donc, l'altération a6, introduite dans la résistance de la branche AD, a pour conséquence de faire naître dans la diagonale DD', un courant permanent dû à l'accroissement ixb du potentiel en D. Mais on pourrait parfaitement produire le même effet sans altérer la résistance de la branche AD, en y faisant naître, par un