‹ Traite d'électricité industrielle thèorique as pratique (volume 2)Chapitre 213 sur 270 · CHAPITRE ONZIÈMB · texte numérisé non relu

CHAPITRE ONZIÈMB

758. — Méthode de M. Ledebour. — Elle est basée sur Femploi des courants intermittents dont nous avons eu déjà Toccasion de parler, et a pour but d'amplifier, dans un rapport connu, la déviation de Talguille du galvanomètre produite par le passage de la quantité d'électricité que nous avons désigné par Ay. Supposons qu'après avoir équilibré le pont dans la méthode de Lord Rayleigh, telle que nous venons de la décrire, on répète un grand nombre de fois par seconde les opérations suivantes :

(a) Fermeture du circuit de la pile ; [b) mise en court circuit du galvanomètre ; {c) rupture du circuit de la pile ; (rf) suppression du court circuit du galvanomètre ; (a) rétablissement du circuit de la pile et ainsi de suite.

Dans l'intervalle de temps qui sépare (a) de (ô), le galvanomètre reçoit une impulsion produite par le passage de la quantité d'électricité Ay ; pendant l'intervalle de temps qui sépare (ô) de (rf), il est abandonné à lui-même et son équipage mobile n'étant soumis qu'à des forces très petites, pendant un temps très court, sa vitesse n'éprouve que de faibles modifications. C'est pendant ce temps que s'effectue la rupture du circuit de la pile, rupture qui fait naître dans la branche AD, un courant induit qui ne peut traverser le galvanomètre, parce que les bornes de ce dernier sont réunies par un conducteur sans résistance. L'équipage mobile du galvanomètre ne reçoit donc que les impulsions produites par la fermeture du courant de la pile et, s'il les reçoit à des intervalles de temps assez rapprochés, elles produisent le même effet apparent qu'un courant continu donnant passage à la môme quantité d'électricité totale dans Tunité de temps, c'est-à-dire dont l'intensité est représentée par n^q, si le cycle d'opérations que nous venons de décrire, est répété n fois par seconde au moyen d*un commutateur tournant.

Après avoir mesuré la déviation 6 de l'aiguille du galvanomètre (qui parait parfaitement fixe), pendant qu'il est traversé par cette série de courants intermittents, on arrête le commutateur dans la position (a), et on cherche de quelle quantité il faut modifier la résistance de la branche AD, pour obtenir la même déviation ô de l'aiguille du galvanomètre. Lorsque ce résultat est atteint, il est facile

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de voir qu'il en résulte que les forces électro-motrices : Tune continue (lAô), Tautre discontinue ( 1 L -7- dtjf mais répétée n fois

par seconde, sont équivalentes au point de vue de la quantité d'électricité qu'elles mettent en mouvement par seconde et qui se partage dans le môme rapport entre les branches AD et DD' (à la condition de négliger la self-induction du galvanomètre).

On a donc

/■c di 0 at

mais

Donc enfin

/ L — dt = Lu J 0 dt

Nous avons supposé l'intégrale TL -1- dt prise entre les limites 0 et X, cette dernière lettre représentant le temps qui s'écoule entre le moment où le circuit de la pile est fermé et le moment où le courant ne diflFère plus de Vintensité que lui assigne la loi d'Ohm, en régime permanent^ que d'une fraction très petite (1/1000 par exemple) de cette intensité. La valeur de x est généralement très faible ; pour une bobine dont la résistance est R et le coefficient de self-induction L, elle est représentée par la formule

dans laquelle k représente le rapport de Tintensité du courant au bout du temps t, à son intensité permanente.

La méthode de M. Ledebour est beaucoup plus sensible que ceUe de Lord Rayleigh dont elle est d'ailleurs un perfectionnement. En outre, l'amortissement du galvanomètre n'a aucune influence sur le résultat trouvé, puisque l'équipage mobile est en repos apparent pendant l'expérience.

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