‹ Traite d'électricité industrielle thèorique as pratique (volume 2)Chapitre 214 sur 270 · CHAPITRE ONZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE ONZIÈME

que celui de la méthode précédente, mais avec cette différence, que les deux phénomènes qui doivent imprimer à l'aiguille du galvanomètre des déviations successives identiques, sont, dans la méthode de MM. Ayrton et Perry, rendus presque simultanés et agissent en sens contraire sur l'équipage mobile du galvanomètre, dont la déviation apparente reste nulle pendant Texpérience. C'est donc une méthode acinétique ou, comme l'appellent plusieurs auteurs, une méthode de réduction à zéro.

Le pont de Wheatstone est disposé comme dans la méthode de Lord Rayleigh ; il contient, dans une de ses branches, la bobine dont on veut mesurer la self-induction, mais le courant de la pile n'est pas fermé d'une manière continue ; il traversera un commutateur analogue à celui qui est employé dans la méthode de M. Ledebour, mais qui donne lieu aux quatre phases suivantes :

(a) Le courant de la pile est fermé pendant une certaine fraction de tour du commutateur ;

(b) Le galvanomètre est mis en court circuit ;

(c) Le circuit de la pile est rompu ;

(d) Le court circuit du galvanomètre est supprimé.

On voit que ce commutateur fonctionne exactement comme dans l'expérience précédente, mais la modification introduite dans celle-ci, consiste en ce que c'est pendant la rotation même du commutateur, dont la vitesse est indiquée à chaque instant par un tachymètre, que l'on dérègle le pont en diminuant la résistance de la branche ÂD et, comme nous allons le voir, cette diminution peut atteindre une valeur pour laquelle les impulsions successives produites sur l'équipage mobile du galvanomètre, se détruisent mutuellement.

En effet, au moment où le courant de la pile vient d'être fermé, et pendant un temps très court, la branche AD est le siège d'une /. e. W2. d'induction totale^ qui a pour valeur

Le courant restant fermé et étant devenu permanent à 1/1 000 près (ce qui a lieu en moins de 1/500 de seconde pour de puissantes bobines), ne produirait aucun effet, si le pont était équilibré ; mais

DtPRCZ, £r.«CTR. INDUSTn. — T. If, FASC. 3 59

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comme il est déséquilibré, la résistance de AB étant diminuée de A/>, cette branche devient le siège d'une autre /.e. m. inverse de la précédente, et dont la valeur totale est

i^bdi.

La valeur de cette intégrale est //aô, puisque nous la comptons à partir du moment où on peut considérer i comme ayant atteint sa valeur permanente. Ces deux f,e,m. totales se produisent à chaque tour et donnent lieu à des courants successifs dont les impulsions, sur l'équipage galvanométrique, se détruisent si on satisfait à la relation

Li = ti^b, ou

L = aô.

Cette équation donne immédiatement la valeur de L, à la condition que l'on connaisse la durée de la fermeture du courant de la pile avant la mise en court circuit du galvanomètre, c'est-à-dire la durée de la phase (a). Cette durée est facile à calculer quand on connaît la fraction de tour décrite par le commutateur pendant la phase (a) et la vitesse de rotation indiquée par le tachymètre.

La manière d'opérer est fort simple ; on peut, ou bien imprimer au commutateur une vitesse constante et faire varier ^b jusqu'à ce que l'aiguille du galvanomètre reste au zéro ; ou bien prendre àb constant et augmenter graduellement la vitesse. Ce dernier procédé est préférable, parce qu'on peut faire varier la vitesse par degrés insensibles, tandis que la variation de résistance de la branche AD, étant obtenue en ajoutant ou en retranchant des résistances étalonnées, varie nécessairement d'une façon discontinue.

760. — Méthodes de M. Marcel Deprez. — 1'' Méthode. Cette méthode fait connaître immédiatement, au moyen d'un galvanomètre différentiel balistique, la différence des coefficients de self-induction de deux bobines B et B' (fig. 467).

A cet effets les deux bobines sont placées dans un circuit fermé DEBFGDiGT'B'E'D, formé de deux parties symétriques DEBFGD,,

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