‹ Traite d'électricité industrielle thèorique as pratique (volume 2)Chapitre 229 sur 270 · CHAPITRE DOUZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DOUZIÈME

fiydt^ est égale à la somme de deux autres: la première traverse le galvanomètre ; la seconde s'accumule dans le condensateur C ; elle a pour valeur CE, E étant la /. e, m. de la pile. Dans la branche AD, au contraire, le courant ne représente qu'une portion du courant absorbé par C\ le reste étant fourni par la branche BD. On a donc les deux équations

CE = jiyii — figdt, CE = judt 4- fi^L (2)

Si Taiguille du galvanomètre reste au zéro pendant la durée de la charge, ce qui est le résultat que Ton finit par obtenir en modifiant les résistances relatives d et 6, on a nécessairement

i^di = 0,

et par suite les deux équations deviennent

CE = Jhdt, CE = fi^L (3)

Remplaçant dans Téquation (1) les valeurs de /tW/ et de fiddt par CE et par CE il vient (puisque fi^t = 0)

ÔCE — dCE = 0, ou

C " 6 * L'expérience est dirigée absolument comme s'il s'agissait de mesurer le rapport de deux résistances placées en C et C, avec cette

différence toutefois, que le rapport -^ serait renversé.

773. — Modification de la méthode M. de Sauty. — Sir William Thomson a modifié la méthode de M. de Sauty en intervertissant les positions respectives de la pile et du galvanomètre. La pile est alors placée dans la diagonale BD (fig. 473) .et le galvanomètre dans la diagonale AF. Cette modification, qui parait peu importante à première vue, entraîne cependant des changements radicaux dans la théorie et dans le fonctionnement des différents éléments qui entrent en jeu dans l'application du pont à la compa-

ÊLEGTROMÉTRIE

raison de deux capacités électro-statiques. En examinant la figure 473, on voit d'abord que lorsqu'on abaisse la clef K de la diagonale BD, le courant de la pile P est fermé par le triangle BAD, aussi longtemps que la clef reste abaissée, tandis que, dans le dispositif de Sauty, le courant n'est jamais fermé ; la pile ne produisant que la quantité d'électricité strictement nécessaire à la charge des condensateurs. En un mot, le procédé de Sauty est basé sur l'application des propriétés de l'état variable du courant, tandis que le procédé Thomson est basé sur les propriétés de l'état permanent. En efiFet, le courant étant fermé dans BAD par la clef K, le potentiel de Tarma*

Fig. 4-3.

ture b du condensateur G est égal au potentiel du sommet B, et par conséquent à celui des pôles de la pile qui est relié à ce sommet par un conducteur sans résistance ; le potentiel de l'armature d de C, est pour la même raison égal à celui du pôle D. Enfin le potentiel commun des armatures qui sont reliées au sommet F, esrt déterminé par cette condition que lorsqu'on réunit F à A en fermant la clef K', le galvanomètre G ne doit indiquer aucun courant, ce qui signifie que Ton doit s'arranger de sorte que le potentiel de F soit égal à celui de A. Supposons qu'il en soit ainsi et cherchons quelles doivent être les résistances des côtés ABetAD. Remarquons d'abord que lorsque la branche du galvanomètre est coupée en K', le sommet F, et par conséquent les armatures de G et de C qui lui sont reliées, sont complètement isolées ; par suite, les deux condensateurs C

Page 1