CHAPITRE TREIZIÈME
allongement. Il résulte de là, que si nous supposons que le point D parte de Textrémité droite de sa course, et que la tension du ressort soit égale à zéro, cette tension ira en augmentant proportionnellement au chemin parcouru de droite à gauche par le point D ; il arrivera donc un moment où Teffort exercé en B sera égal à celui qui résulte du couple appliqué au cadre GG par le cadre fixe ; la tension du ressort continuant à augmenter, le point B se mettra en mouvement et entraînera l'aiguille ÂBO qui quittera le butoir V
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Fig. 477.
pour venir s'appliquer contre le butoir b. Le point D achèvera ensuite sa course de droite à gauche, sans produire d'autre effet qu'un accroissement de pression sur le butoir 6, puis il reviendra de gauche à droite ; la tension du ressort ira en diminuant, Taiguille  quittera le butoir h pour revenir s'appliquer contre b\ la tension deviendra nulle, et ainsi de suite.
Voyons maintenant comment ces mouvements du point D et de la tige A, sont utilisés pour faire tourner l'aiguille d'un compteur d'une quantité proportionnelle à Teffort exercé sur le point B, et par
DKPUS, iUECTR. INDUSTR. — T. Il, FASC. 3
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conséquent, à rallongement du ressort compté depuis le point où ce ressort n'a aucune tension.
Lorsque, sous l'influence des actions électriques que la tension graduellement croissante du ressort BD a pour but d'équilibrer, Taiguille AO est appuyée contre b\ elle ferme un circuit électrique Prfô'O^AP' dont les extrémités P et P' sont en communication avec une source quelconque d'électricité et qui contient en E un électroaimant ou un solénoïde. Cet électro (ou ce solénoïde) agit par attraction sur l'extrémité a d'un levier coudé aOi/?, mobile autour du point Oi, et dont l'extrémité p sert de centre à un pignon p denté très finement, engrenant constamment avec une roue dentée R, qui transmet la rotation du pignon autour de /?, aux aiguilles d'un compteur. Mais cette rotation du pignon autour de son centre, ne peut avoir lieu que lorsqu'il engrène avec une crémaillère fixée sur la tige FF', c'est-à-dire lorsque le levier coudé aOi/?, pivotant autour de Ot, vient appliquer le pignon /? contre FF'. Or, cet embrayage de f avec FF', a lieu tant que le morceau de fer a est attiré par Télectro (ou le solénoïde) E, ou tant que le circuit auxiliaire Prfft'OEF est fermé par le contact de l'aiguille AO avec le butoir b\ Cette fermeture a lieu depuis le moment où la tension du ressort DB est nulle, jusqu'au moment où elle devient égale à l'action exercée sur le cadre CC par le cadre fixe du wattmètre. Le chemin parcouru par Textrémité D du ressort, et par conséquent par la crémaillère, étant proportionnel à la tension élastique du ressort, on voit que finalement le pignon p engrène avec cette dernière depuis le moment où la tension du ressort est nulle, jusqu'au moment où elle devient égale à l'effort qu'il faut enregistrer, et qu'il tourne par conséquent, autour de son centre /), d'un angle proportionnel à la valeur de cet effort. Si cette opération est répétée SOO fois par exemple, dans une heure, à des intervalles de temps égaux, le compteur actionné par la roue R fera connaître la somme de tous ces efforts partiels, de laquelle on déduira facilement la valeur de fSXdi en se reportant aux calculs développés plus haut.
Le mouvement alternatif de FF', est produit par une manivelle Zm qui tourne autour du point Z sous l'action d'un mouvement d'hor-